Réforme du collège : près d'un million d'heures de latin perdues !

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Un petit garçon s'amuse au tableau dans une salle de classe.
Un petit garçon s'amuse au tableau dans une salle de classe.

« Le latin et le grec ne disparaissent pas avec la réforme du collège. Bien au contraire. » Ces mots prononcés par Najat Vallaud-Belkacem le 31 août sur France Inter ne convainquent pas Arrête ton char (ATC). « Ce que fait la réforme (?), c'est qu'elle donne plus d'heures de cours, plus de latin », a également affirmé la ministre de l'Éducation nationale à l'antenne de LCI et Radio Classique, le 7 mai dernier.

À force d'avoir entendu ces paroles répétées par la ministre, Robert Delord, professeur de lettres classiques et président de cette association, en a eu assez. Marre d'entendre des affirmations qui lui semblaient pour le moins erronées. Lassé d'entendre que, selon la ministre, la réforme du collège 2016 viserait à démocratiser et à offrir à tous les élèves les langues anciennes, jusque-là jalousement réservées à l'élite de la bourgeoisie. « Cette belle histoire de ministre-Robin des bois, qui vole le latin aux riches pour le donner aux pauvres, avait de quoi séduire et a pu faire effet quelque temps, mais c'était sans compter sur le fait que les professeurs de lettres classiques sont intrinsèquement interdisciplinaires et savent aussi compter », confie le président d'ATC.

Un demi-million d'élèves apprennent le latin ou le grec

Alors, Robert Delord a voulu en avoir le c?ur net. Savoir ce qu'il adviendrait du latin et du grec, qui concernent aujourd'hui...

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