Réforme du collège : en van pour sauver l'allemand

le , mis à jour à 08:52
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Réforme du collège : en van pour sauver l'allemand
Réforme du collège : en van pour sauver l'allemand

« C’est vrai qu’en Allemagne, votre mer est faite de glace ? » L’interrogation de cette élève de 5e a pour le moins amusé Elena. Il faut dire qu’entre les collégiens qui lui demandent si tous les Allemands sont blonds et ceux qui croient que Berlin est à des dizaines de milliers de kilomètres de Paris, l’animatrice du dispositif Mobiklasse (classe mobile) a l’habitude... Alors que se tiennent mardi les épreuves écrites de langue étrangère du bac, la reconduite et le renforcement de ce programme incitant les élèves à prendre allemand en langue vivante (1 ou 2) vient d’être acté par l’ambassadeur allemand à Paris. « Avec lui, nous souhaitons maintenir, voire faire croître, le nombre d’élèves apprenant l’allemand en France », explique Nikolaus Meyer-Landrut.

 

Le contexte n’est pourtant pas au beau fixe pour la langue de Goethe. Déjà parce que le nombre de germanistes en cycle secondaire stagne à environ 15 % (il était à près de 20 % au début des années 2000) quand l’espagnol continue à être choisi par 70 % des jeunes. Ensuite, parce que la réforme du collège, qui entrera en vigueur à la rentrée, prévoit la suppression de quelque 30 % des classes bilangues (dont beaucoup proposaient l’anglais et l’allemand dès la 6e).

 

Le ministère de l’Education nationale — partenaire de Mobiklasse — a beau rappeler que 1 000 écoles et 700 collèges supplémentaires proposeront un enseignement d’allemand en septembre, « le compte n’y est pas », tranche Thérèse Clerc. « Mécaniquement, avec moins de classes bilangues, qui sont le gros de l’apprentissage, on perd des heures dévolues à la langue », tance la présidente de l’Association pour le développement de l’enseignement de l’allemand (ADEAF) dont la pétition frôle les 50 000 signatures.

 

Piloté par l’office franco-allemand pour la jeunesse, Mobiklasse poursuit, lui, sa route pour convaincre que l’allemand, « ...

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  • bernm il y a 6 mois

    Le probleme de l'Allemand, c'est que les Allemands parlent bien anglais, donc pourquoi l'apprendre.De plus, en france, l'Allemagne a mauvaise presse, pays pas tres sexy, il y a pourtant pleins d'endroits a y decouvrir, mais la france est un pays laton, donc on ne parle pratiquelent que de la culture des pays latins.Enfin, cela montre la betise d'une education centralisee sur Paris. En Alsace, il devrait y avoir une place bien plus importante a l'Allemand, c'est la-bas que sont les emplois