Réforme du Code du travail : la "révolution" repoussée à 2018

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Manuel Valls présente une réforme du Code du travail a minima, mercredi après-midi, au côté de la nouvelle ministre du travail, Myriam El Khomri.
Manuel Valls présente une réforme du Code du travail a minima, mercredi après-midi, au côté de la nouvelle ministre du travail, Myriam El Khomri.

« C'est une véritable révolution que nous sommes en train de mettre en oeuvre. » Manuel Valls n'a pas eu peur de sortir les grands mots, mercredi, en annonçant les grandes lignes de la réforme du Code du travail, au côté de sa nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. « Refondation », en deux mois, de l'architecture du Code du travail, pour l'inscrire dans une loi présentée début 2016 et votée avant l'été ; clarification de la partie consacrée au temps de travail ; écriture en deux ans du Code du travail du « XXIe siècle » : sur le papier, les annonces du Premier ministre de manquent pas d'ambition.

Une nouvelle architecture du Code du travail d'affichage

Mais la réalité est plus mitigée. La réécriture du Code du travail d'abord : elle ne pourra se faire avant deux ans, c'est-à-dire? après l'élection présidentielle de 2017. Bien sûr, c'est un chantier difficile, de longue haleine, que l'ancien directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, n'avait pas jugé possible, dans son rapport, de mener à bien en moins de quatre ans. Mais en décidant de prendre deux ans de réflexion, le gouvernement s'expose à un enterrement de première classe en cas d'alternance.

Pire, la refondation de l'architecture du Code du travail, symboliquement confiée à une commission présidée par Robert Badinter*, afin de distinguer ce qui relèvera des droits fondamentaux (48 heures durée maximum du travail par...

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  • bearnhar le jeudi 5 nov 2015 à 08:22

    La seule " révolution " qui vaille, sera celle du peuple, on attend le signal mais il va falloir en remettre une bonne couche car tous les privilèges ont été repris, tout est à refaire.

  • b.renie le jeudi 5 nov 2015 à 06:39

    Tous des trop payés.

  • b.renie le jeudi 5 nov 2015 à 06:38

    "C'est une véritable révolution que nous sommes en train de mettre en oeuvre. » Manuel Valls" pour une fois dit vrai. Etymologiquement le mot révolution dit "retour au point de départ". Le trajet à parcourir est donc un cercle qui peut être réduit à un point ... final ou le point de commencement se confond avec le point d'arrivée. C'est ce que le gouvernement entreprend : partir en arrivant. Ne rien faire donc. C'est la façon de réformer de ce gouvernement