Réforme des 35h à l'AP-HP : Hirsch tente un geste envers les syndicats

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Réforme des 35h à l'AP-HP : Hirsch tente un geste envers les syndicats
Réforme des 35h à l'AP-HP : Hirsch tente un geste envers les syndicats

C'est l'impasse totale, explosive, mais ça pourrait bouger. Ouverte début mai, la discussion sur la réforme des 35 heures pour les 75 000 agents de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) s'est déjà soldée par trois journées de grève, dont la dernière, jeudi, a poussé dans la rue 10 000 salariés avant de se terminer par des échauffourées et la menace d'une quatrième journée d'action jeudi. Opposés au projet de la direction, les syndicats refusent depuis dix jours de revenir néocier. Et voilà que la ministre de la Santé elle-même a mis la pression sur le directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch, en rappelant hier la règle : « Le temps de travail à l'hôpital est et reste à 35 heures hebdomadaires. » Comme un message au directeur...

Eviter l'embrasement. Devant ce blocage total et la menace d'un embrasement social, le directeur de l'AP-HP, acculé et esseulé, a décidé de lâcher du lest et de tendre la main aux syndicats. Selon nos informations, ses services ont adressé, vendredi soir, aux huit organisations syndicales de l'Assistance publique un document d'une page qui propose de reprendre la négociation à zéro et sur de nouvelles bases. Car, pas question de renoncer à réorganiser le travail dans les 37 établissements de l'AP-HP. « Une nécessité », avait justifié Hirsch, pour préserver les 4 000 emplois menacés par les économies exigées.

Trouver avec les syndicats un « accord majoritaire ». Ce document, que nous avons pu consulter, est appelé « projet de relevé de conclusions ». Aux syndicats maintenant de dire s'ils le valident ou pas. Ce document énonce essentiellement de grands principes. « Afin de renouer le fil du dialogue social et dans un souci d'apaisement social », est-il écrit, Martin Hirsch y dessine les bases d'un accord de sortie du conflit ainsi qu'une méthode très assouplie de négociation. Admettant « qu'aucun changement majeur dans l'organisation du travail ne peut ...

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  • bearnhar le dimanche 14 juin 2015 à 11:46

    Les 35h, c'est pas un acquis social éternel, c'était soi-disant pour faire baisser le chomage, ils devaient embaucher sinon c'était intenable pour les services, et ça l'est vu l'état d'engorgement scandaleux. Ils ne comptent pas embaucher, donc il faut revenir aux 39h, de toute manière ils sont déjà payés 39, le personnel aura plus de temps pour faire le meme travail, donc il devrait etre pour ? Mouarf...

  • laquitta le dimanche 14 juin 2015 à 10:22

    Dans tous les pays, quand une réforme est en marche, la question est : combien allons nous économiser; en France, c'est combien cela va couter !!

  • YTRAM le dimanche 14 juin 2015 à 09:52

    C'est le cycle socialiste habituel ,pour se faire élire promettre la semaine des 4 jeudis et ensuite impossible à tenir ,et ensuite c'est la haine : vous êtes des machins ,vous n'avez pas tenu vos promesses . Aubry,Tsipras ,en Espagne ,au Portugal,en Italie et dans tout le Monde Soviétique .Betise ou Malhonnête ?