Refondation de l'école : «Le compte n'y est pas» pour le Snuipp

le , mis à jour à 08:10
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Refondation de l'école : «Le compte n'y est pas» pour le Snuipp
Refondation de l'école : «Le compte n'y est pas» pour le Snuipp

Dans un mois, il reprendra sa casquette d'instituteur ordinaire. Mais juste avant de raccrocher les gants de la lutte syndicale, le secrétaire général du Snuipp — la principale organisation des professeurs du primaire —, Sébastien Sihr espère obtenir son trophée : un rattrapage salarial attendu depuis des lustres dans les écoles. 

Manuel Valls doit annoncer mardi une augmentation de salaire pour les professeurs des écoles, pour aligner leur salaire sur celui de leurs collègues des collèges et des lycées. C'était une attente forte...

Sébastien Sihr. Oui, tout à fait. Cela fait vingt-sept ans qu'existait une inégalité de salaire entre les professeurs du premier et du second degré ; il est grand temps d'y mettre fin. A qualification égale, un instituteur gagne 350 € de moins par mois qu'un professeur du second degré, et 800 € de moins qu'un professeur en Allemagne.

Plus globalement, quel bilan dressez-vous de la politique éducative du gouvernement ?

Le compte n'y est pas. On avait promis aux enseignants une refondation, ils ont subi beaucoup de communication, sans voir tellement de changement sur le terrain. Il y a un sentiment de déception qui domine, et c'est bien dommage. La réforme des rythmes scolaires, qui a totalement vampirisé le débat sur l'école au début du quinquennat, est loin d'être satisfaisante pour tous. Il aurait été plus utile de mettre le paquet sur la baisse des effectifs par classe, et la formation continue des professeurs, qui est en totale déshérence aujourd'hui alors qu'elle est essentielle. C'est la ligne qui a été adoptée par tous les pays qui ont su réformer avec succès leur système éducatif.

François Hollande avait promis 60 000 postes durant le quinquennat, dont 20 000 pour l'école primaire. Est-ce que le compte y sera ?

Cela me paraît difficile. Dans le premier degré, à la rentrée prochaine, on en sera à 13 000 créations de postes pour le primaire depuis 2012. Il ...

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