Référendums, dialogue social: Martinez (CGT) demande de la "décence" à la droite

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a demandé jeudi de la "décence" aux candidats de la primaire de la droite en matière de propositions sur le dialogue social, notamment sur les référendums en entreprise.

Il a notamment critiqué la proposition d'Alain Juppé de limiter le nombre de mandats des syndicalistes à deux mandats consécutifs.

C'est "drôle, quand c'est quelqu'un qui a 71 ans et qui a dû être en France un des plus jeunes Premiers ministres en fonction. C'est indécent", a-t-il dit lors d'une rencontre avec la presse.

M. Martinez a également critiqué la volonté des deux candidats à la primaire de la droite de vouloir légiférer par ordonnance : "C'est la dictature du dialogue social. C'est comme le 49.3, C'est une forme de populisme", a-t-il dit.

Même "indécence" quant à la proposition, portée par François Fillon, de mettre en place des référendums en entreprise. "Je veux bien qu'on fasse des référendums, mais il faut en faire quelques-uns aussi au niveau du pays", a-t-il déclaré.

"Il faut de la décence de la part de ceux qui nous donnent des conseils et veulent nous imposer leur point de vue. Chacun devrait balayer devant sa porte", a-t-il encore dit.

Plus globalement, il a critiqué la volonté "de la droite et de l'extrême droite" de "vouloir restreindre le champ d'intervention des syndicats". "En gros, il faudrait que les syndicats se limitent à accompagner des décisions concernant les salariés prises par quelques-uns. Je comprends que des syndicats aient cette conception là. Ce n'est pas la nôtre".

M. Martinez a réclamé que le pluralisme syndical soit respecté en France, y compris par le gouvernement de gauche actuel.

Il y a "de plus en plus une volonté des entreprises et du monde politique de vouloir limiter l'intervention des syndicats" parce qu'il "y aurait des sujets interdits aux syndicats", comme le racisme, l'immigration ou encore "ce qui est bon pour le salarié".

"On ferait mieux de réfléchir à comment fonctionne le dialogue social, plutôt que vouloir le supprimer", a réclamé Philippe Martinez.

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