Référendum: le vote des Italiens à l'étranger surveillé de près

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    ROME, 22 novembre (Reuters) - Les opposants au projet de 
réforme de la Constitution italienne promu par le président du 
Conseil Matteo Renzi ont menacé mardi de saisir la justice si le 
vote des Italiens résidant l'étranger modifie l'issue du 
référendum convoqué à cet effet en faveur du gouvernement. 
    La campagne en vue du scrutin du 4 décembre est 
particulièrement acrimonieuse alors que toutes les récentes 
enquêtes d'opinion donnent le camp du "non" vainqueur avec 
jusqu'à 12 points d'avance. 
    Matteo Renzi a laissé entendre qu'il démissionnerait si les 
Italiens rejettent sa réforme du fonctionnement du Parlement, ce 
qui renforce l'enjeu du référendum et alimente les soupçons de 
fraude. 
    Les votes par correspondance des quelque quatre millions 
d'Italiens de l'étranger, très peu surveillés, font notamment 
l'objet de toutes les rumeurs. 
    "Si le vote de l'étranger s'avère décisif pour le 'oui', 
nous pourrions nous pourvoir en justice", a prévenu Alessandro 
Pace, un universitaire qui dirige le camp du 'non'. 
    Le ministre de l'Intérieur, Paolo Gentiloni, a tourné en 
dérision les rumeurs de fraude. "S'ils sont si sûrs de gagner, 
pourquoi ont-ils peur du vote de l'étranger?", a-t-il demandé 
lundi soir pendant un meeting. 
    Les Italiens vivant à l'étranger votent traditionnellement 
en faveur du centre-gauche et avaient grandement contribué à la 
victoire de Matteo Renzi aux législatives de 2013 ou de l'ancien 
président du Conseil Romano Prodi aux sénatoriales de 2006. 
    Outre la polémique sur la fraude, plusieurs recours avaient 
été déposés contre la formulation de la question qui sera posée 
le 4 décembre aux Italiens. Le dernier a été rejeté mardi par un 
tribunal de Rome. 
     
 
 (Crispian Balmer; Tangi Salaün pour le service français) 
 
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