Référendum grec : les Boukas voteront « non, évidemment »

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Référendum grec : les Boukas voteront « non, évidemment »
Référendum grec : les Boukas voteront « non, évidemment »

Chez les Boukas, au 1er étage de cet immeuble qui fut chic dans les années 1970, « on est propriétaires ». « Parce que j'ai hérité de mon père, explique, un peu gênée, Yvonni, une professeur d'anglais de 43 ans, sinon, on n'aurait jamais pu acheter. » Son mari, Giorgos, 48 ans, est aussi enseignant, en physique. « On fait partie de la classe moyenne », résume le couple, qui vote pour Syriza « depuis longtemps » et se dit effrayé par la situation. Parents de jumeaux âgés de 3 ans, le couple est soudé et ferme sur son vote : « C'est non, évidemment. Pour les Grecs, et pour nos enfants. » « On a trop demandé aux Grecs, intervient avec passion Yvonni. Que les gens de Bruxelles viennent ici voir les dégâts de leurs prétendus plans d'aide : explosion des suicides, envolée du chômage, difficulté, voire impossibilité pour certains, de se soigner... sans oublier les jeunes, désespérés. Et ces gens veulent nous demander encore plus d'efforts ? »

Mais il y a une autre raison à ce choix : « L'Europe a renié ses valeurs fondatrices. Egalité de ses membres, solidarité, sécurité, santé pour tous. Franchement, que reste-t-il de tout cela ? » « Nous sommes pour l'Europe, et pour l'euro », tient à préciser Giorgos.

L'impact de la crise sur leur quotidien n'est pas, non plus, étranger à leur vote. Yvonni connaît par cœur la liste de ces effets : « Nos salaires ont baissé de 30 %. Dans le même temps, les taxes ont augmenté, notamment celle sur les propriétés, cela nous prend deux mois de salaire... La pension de ma mère a baissé aussi de 30 %. On a réduit le chauffage l'hiver, parce que le prix du pétrole a flambé. On a deux voitures pour aller travailler, la mienne a 10 ans, celle de Giorgos a 20 ans ; évidemment, on ne peut pas en changer ! La crèche, gratuite avant la crise, est devenue payante. Les soins et les médicaments étaient remboursés à 100 % avant la crise, maintenant il ...

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  • M1480520 le dimanche 5 juil 2015 à 15:01

    Voilà le problème des Grecs: tout est gratuit. Ici en France, on paye des impôts (locaux, fonciers, revenus,...), la crèche n'est pas gratuite (et peut même couter assez chère!), les soins de santé ne sont pas remboursés à 100% (même avec une bonne mutuelle!), les transports ne sont pas gratuits, etc... tout cela a un cout: qui paye en Grèce? Il faut les faire redescendre sur terre.

  • mucius le dimanche 5 juil 2015 à 12:12

    Un coup de pied dans le Q et cassez-vous!

  • Abi04 le dimanche 5 juil 2015 à 11:39

    Et oui la réalité est là pour la Grèce et son peuple c'est dur !! Bientôt la France .. Merci les amis de la gaucheMerci aussi à ses électeurs qui également cru aux promesses de notre Clown nationale !!

  • soulamer le dimanche 5 juil 2015 à 11:02

    quand on habitue les gens a un certain niveau de vie c'est difficile le retourner en arriere ca se fait en France pour l'instant en faisant payer les jeunes

  • m1234592 le dimanche 5 juil 2015 à 10:40

    Je comprends bien que c'est dur de faire en 3ans ce qui aurait du être fait en 30ans. la cigale ... vous connaissez la suite.

  • m1234592 le dimanche 5 juil 2015 à 10:37

    Que serait devenue la Grèce sans les prêts de confiance de l'Europe ? faut réfléchir avant de parler Mme l'enseignante. On a déjà fait annuler la dette grecque aux banques 170 milliards et ces gens voudraient faire payer maintenant les peuples allemand, français, italien et autres qui ont été assez bêtes pour leur donner des subventions et leu prêter de l'argent qui n'a servis qu'au clientélisme politique. Et pensez à l'avenir de vos enfants si de guerre lasse l'Europe disait : BASTA!

  • Mig737 le dimanche 5 juil 2015 à 10:35

    Et l'argent pour payer les crèches, médicaments and co il venait d'où? C'est facile de vivre avec l'argent des autres, maintenant c'est la crise et bien c'est ça la réalité quand on coupe la perfusion, welcome to the real world!

  • m1234592 le dimanche 5 juil 2015 à 10:31

    si vous le permettez : pas en échange de sacrifices ! en échange de promesses jamais tenues de créer un état grec moderne. Il est vrai que les gauches européennes ont bloqué la procédure d'examen des comptes grecs lors de sa demande d'admission à l'Eurozone. (Mitterrand-Stauss-Kahn).