Référendum en Catalogne : «On nous prive de notre liberté de parole»

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Référendum en Catalogne : «On nous prive de notre liberté de parole»
Référendum en Catalogne : «On nous prive de notre liberté de parole»

Des chants pour dire la ferveur, des pancartes pour raconter la colère. Les larges avenues de Barcelone se sont emplies de rouge et d'or drapés dans les couleurs catalanes.

 

«On veut montrer au monde notre volonté de voter, notre volonté d'être libres !» crie Laura, 21 ans, la voix en partie couverte par le vacarme ambiant. Étudiante en relations internationales, elle est venue d'Igualada, à 50 km à l'ouest de Barcelone, et porte comme beaucoup un drapeau catalan sur les épaules, orné d'une étoile blanche sur fond bleu, symbole d'indépendance. «Je ne sais pas comment l'expliquer, ça vient de l'intérieur, on se sent catalans, pas espagnols», lance sa voisine, affublée d'un tee-shirt fluo flanqué du «Si !» (oui) indépendantiste. La revendication est double : identitaire mais aussi démocratique. La population dénonce la confiscation des urnes par Madrid, même si le référendum n'a pas été autorisé, comme il devrait l'être, par le gouvernement de Mariano Rajoy. Si les sécessionnistes sont minoritaires dans l'opinion, une majorité de Catalans est cependant favorable à la tenue d'un référendum.

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«Le gouvernement nous prive de notre liberté de parole, s'offusque Marina, brunette de 19 ans, étudiante en biomédecine. Je ne sais pas si je suis pour l'indépendance de la Catalogne... mais je suis là parce qu'on devrait avoir le droit de voter.» Un peu plus loin, un jeune homme brandit une pancarte affichant un message idoine : «Contre l'indépendance, mais pour le droit de vote.» Sur la grande avenue qui relie l'université à la place d'Espagne, le cortège, dense de plus de 16 000 manifestants selon les autorités, se fait haranguer par des habitants depuis leurs balcons. Tous reprennent en choeur «Vo-ta-rem ! Vo-ta-rem !» (nous voterons, en catalan). Une bière à la main, le maillot de foot de la Catalogne sur les épaules et le cheveu ras, Nil, 20 ...

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