Réélection d'Ali Bongo : au Gabon, la spirale du pire

le , mis à jour à 08:24
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Réélection d'Ali Bongo : au Gabon, la spirale du pire
Réélection d'Ali Bongo : au Gabon, la spirale du pire

Un trône de président, deux candidats qui se disputent la victoire et tout le Gabon bascule dans la crise. Depuis mercredi, ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale, ancienne colonie française, vit des heures troublées alors qu'Ali Bongo, président sortant, et son rival Jean Ping revendiquent tous deux leur élection.

 

 

Deux ennemis jurés

 

La famille Bongo règne sur le pays depuis... 1967 ! Ali, 57 ans, a été élu en 2009 après la mort de son père Omar resté quarante et un ans au pouvoir. Dans une région du continent où l'alternance politique reste chose rare, le président-candidat partait largement favori. C'était sans compter sur son principal opposant, l'ancien patron de l'Union africaine, Jean Ping, 73 ans, qui a bénéficié du désistement de deux autres candidats d'opposition. Lui prétend renverser la famille régnante. Ce fils d'un riche fermier chinois n'a pourtant rien d'un révolutionnaire : il a ainsi été plusieurs fois ministre d'Omar Bongo.

 

 

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Un petit pays riche, un tiers de pauvre

 

Les Gabonais sont hantés par l'ombre d'Omar Bongo. En 2009, déjà, la victoire de son fils Ali avait été contestée par l'opposition, avant que des violences n'éclatent. Sept ans plus tard, le scénario semble se répéter. Mercredi, la commission électorale a annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat à l'issue d'un scrutin des plus serrés (49,8 % pour Bongo). Ce scrutin se déroule dans un contexte économique difficile pour ce pays dépendant de ses recettes pétrolières, et frappé par la chute des cours du baril. Un tiers des quelque 1,8 million d'habitants vit dans la pauvreté malgré de grandes richesses forestières et minières.

 

 

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