Rééchelonnement, réduction, faillite : quels scénarios pour la dette grecque

le , mis à jour à 18:31
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Rééchelonnement, réduction, faillite : quels scénarios pour la dette grecque
Rééchelonnement, réduction, faillite : quels scénarios pour la dette grecque

Au lendemain du vote «non» par référendum aux propositions des créanciers de la Grèce, le sort réservé à la colossale dette grecque (322 milliards d'euros) est plus qu'incertain. Trois scénarios sont envisageables, mais ils montrent, -si c'était nécessaire-, combien les positions des acteurs de la crise grecque sont inconciliables.

Premier scénario : le rééchelonnement

Les partenaires européens de la Grèce n'ont pas bougé de ligne depuis le plan d'allègement de la dette de 2012 : ils sont ouverts à un rééchelonnement. Précisément, à revoir les taux d'intérêt à la baisse, à moduler les montants à rembourser et à allonger la maturité des prêts (la durée jusqu'à l'échéance finale du remboursement). En échange, le gouvernement grec devait renouer avec un excédent primaire, c'est-à-dire avoir des comptes publics dans le vert avant paiement du service de la dette. C'était le cas en 2014.

En janvier dernier, Klaus Regling, directeur général du Mécanisme européen de stabilité, avait signifié que ce plan d'allègement était toujours valable. Les ministres des Finances de la zone euro étaient même prêts à parler d'un allègement de la dette grecque «dès cet automne», à en croire des propos prononcés en juin par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Rappelant ainsi que la priorité était aux discussions sur le deuxième plan d'aide à la Grèce, qui se sont finalement soldées par un échec.

Au lendemain du référendum grec, les Européens conditionnent à nouveau le rééchelonnement de la dette à la promesse de réformes structurelles par le gouvernement Tsipras. Lundi, Angela Merkel a balayé la demande du Premier ministre grec de parler de ce dossier dans l'immédiat. 

VIDEO. Grèce : les banques toujours fermées

Deuxième scénario : la réduction

Le scénario du rééchelonnement est cependant le seul acceptable pour les Européens qui refusent toute réduction ...

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  • Georg47 le lundi 6 juil 2015 à 19:04

    Je ne comprends pas cette insistance à "aider" la Grèce. Ils ont voté et décidé de tourner le dos à l'UE à l'Euro. Il faut respecter leur choix et dehors car ça a assez duré. 6 Mois de palabres ça suffit. Si chaque pays de l'Ue faisait pareil, on irait tous dans le mur

  • ceriz le lundi 6 juil 2015 à 18:50

    réduction : sur le dos de qui?????????? contribuable français????? alors ça pue pour 2017