Réduction des déficits : Juncker met la France en garde

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Réduction des déficits : Juncker met la France en garde
Réduction des déficits : Juncker met la France en garde

L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, candidat du centre droit à la présidence de la Commission européenne, s'oppose à ce que la France bénéficie d'un nouveau délai pour réduire son déficit public. La France «ne peut pas encore une fois avoir un passe-droit», a-t-il déclaré ce samedi, à Berlin (Allemagne), lors d'un point de presse. Présent en Allemagne à l'occasion d'une réunion du parti conservateur CDU d'Angela Merkel sur les élections européennes, Jean-Claude Juncker estime que la France devait «suivre les règles du jeu comme tous les autres».

Paris a déjà obtenu un report jusqu'en 2015 pour être dans les limites des règles budgétaires européennes. Un nouvel assouplissement ne serait pas fait pour réjouir Berlin, chantre de la discipline budgétaire en Europe. Si Wolfgang Schäuble s'est contenté de souligner que la France «restait un pays fort» en dépit d'une situation politique «difficile», le porte-parole d'Angela Merkel a dit vendredi faire «confiance à la France pour respecter ses engagements». Quant au président de la Banque centrale allemande, la Bundesbank, Jens Weidmann, il a demandé à la Commission européenne de faire «respecter les règles de manière stricte».

Une rencontre Sapin-Schaüble cruciale, lundi à Berlin

Mercredi, dès le lendemain de son entrée en fonction au ministère des Finances, Michel Sapin a annoncé vouloir discuter avec Bruxelles du «rythme» de réduction du déficit public français, qui selon les règles européennes doit descendre en-dessous de 3% de son produit intérieur brut. Le ministre français doit rencontrer son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, lundi à Berlin.

Pour demander un nouveau délai à Bruxelles, Paris peut avancer l'argument que la croissance française est encore trop fragile pour supporter davantage d'austérité mais aussi qu'elle ne s'est pas si mal sortie de la crise en comparaison de ses partenaires européens. ...

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  • crcri87 le dimanche 6 avr 2014 à 10:39

    Ca me rappelle 1958 où la France allait tous les mois à Washington pour obtenir de quoi payer ses fonctionnaires et où elle était régulièrement condamnée à l'ONU pour sa politique en Algérie due notamment aux hésitations de Guy Mollet Robert Lacoste et consors.Quant à Juncker quand il aura fait en sorte que son pays ne soit plus un paradis fiscal il aura droit à la parole.Pauvre France elle ne s'en sortira que si elle trouve ( mais où ? ) un chef de l'Etat à poigne.

  • M2949628 le samedi 5 avr 2014 à 15:12

    J'ajoute que j'ai servi mon pays sur le plan international pendant 30 ans et je n'ai jamais vu le crédit de la France brade de cette manière. Je ne suis d'aucun parti, simplement au service de mon pays, et il y a des choses qui ne se font pas quand on est un grand pays, ce qui est le cas de la France, à moins qu'il soit servi par de petites gens....

  • M2949628 le samedi 5 avr 2014 à 15:05

    Je suis effaré par cette nouvelle atteinte au crédit de l'Etat. La France n'est pas une république bananière et sa parole doit être tenue. Il est humiliant d'aller quémander Bruxelles en méconnaissance de nos engagements. C'est une énorme faute du gouvernement et encore plus du Président qui doit se conduire en homme d'Etat, c'est à dire avec une parole d'Etat sur le plan international. C'est pour moi la plus grave faute commise jusque-là d'autant que 3% en 2015 est parfaitement réalisable.

  • M2286010 le samedi 5 avr 2014 à 13:49

    Nos socialistes n'ont toujours pas compris le sens du mot "passe-droit" ! Un passe-droit est accordé une fois, éventuellement 2 fois, mais ce n'est pas un ticket valable perpétuellement. Wolfgang Schauble et Jens Weidmann vont leur faire une explication de texte. Il est tout de même curieux que des Allemands soient contraints à une explication de français à nos ministres.

  • loto77 le samedi 5 avr 2014 à 12:43

    @M43 : tout à fait , quand la dette est trop grosse , le risque est pour ...les autres .Nos dirigeants ont le choix entre : quitter l'UE et l'euro ou s'adresser à nous pour nous présenter la note . Dans les 2 cas , récession & dépression garanties .

  • jean-648 le samedi 5 avr 2014 à 12:39

    Le budget français est déficitaire depuis plus de 40 ans. Cela ne date pas d'hier. Et je crois que tout le monde en a profité.

  • M4426670 le samedi 5 avr 2014 à 12:19

    On peut mentir quelques fois à quelqu'un, mais pas à tout le monde et tout le temps!

  • M4426670 le samedi 5 avr 2014 à 12:18

    Il est plus facile de mentir aux français qu'à l'Europe et plus particulièrement aux allemands! Après la fête, retour à la REALITE. Sans surprises pour ceux qui ne mentent pas; les autres.....

  • M5759120 le samedi 5 avr 2014 à 11:35

    C'est sur que notre Président avec sa bande des quatre potes et sa concubine désormais nourrieau frais de nos impots directs n'ira pas bien loin....

  • 11AB11 le samedi 5 avr 2014 à 11:28

    il a cas commencer par mettre de l'ordre dans son pays de m....