Red Star-ASSE : le foot sans le peuple .

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Red Star-ASSE : le foot sans le peuple .
Red Star-ASSE : le foot sans le peuple .

C'est le vrai match " à l'ancienne " de ces huitièmes de finale de la Coupe de France. Les Verts de Saint-Etienne, à jamais dans le cœur des Français, rencontrent ce soir le patrimonial Red Star, dont la légende vaut tous les trophées. Seulement en 2015, l'histoire et la mythologie ne résistent pas longtemps aux règlements de la FFF et à la paranoïa des pouvoirs publics. Ou comment l'affiche parfaite se termine en cauchemar pour les clubs et en douche froide pour les supporters. Le foot français n'a besoin de personne pour son propre malheur

Qui s'en souvient aujourd'hui ? Il fut un temps ou les deux maillots verts du football tricolore (le Red Star, même de Montreuil ou Champigny, ne joue pas en rouge) croisaient régulièrement le fer parmi l'élite. Et voici presque 70 ans, leurs retrouvailles marquaient même une forme de retour à la normale après la guerre. Nous sommes le 10 mars 1946. La France est encore un champ de ruines. Vichy a voulu tuer le professionnalisme avec ses " équipes régionales ". Mais le phénix renait de ses cendres. Notamment ses fleurons " ouvriers ".
Banlieue rouge contre cité minière
Le Red Star " Olympique " qui pleure son Rino Della Negra fusillé avec ses camarades de l'Affiche Rouge et joue dans un stade désormais situé rue Bauer, en hommage à un docteur résistant tombé pour la patrie, accueille l'un des prétendants au titre, l'ASSE, dont les joueurs ont préféré redevenir amateurs plutôt que de rejoindre la formation professionnelle " Lyon-Lyonnais " voulue par la Collaboration. Les Audoniens l'emportent 3-2 malgré les buts des gloires stéphanoises René Alpsteg et Antoine Rodriguez. Désormais, et même si leur évolution sportive ne suivra plus jamais la même courbe (en 39 confrontations, le Red Star compte à peine 5 victoires), les deux clubs resteront dans l'imaginaire collectif comme les gardiens du temple d'un football populaire avec un ancrage laborieux, la banlieue rouge parisienne contre la cité minière de la Loire. Les nouvelles retrouvailles se réalisent sous les auspices de la Coupe de France, autre institution – ou illusion selon le point de vue – d'un foot version " laïque et obligatoire " de la Troisième République. Ajoutez-y que chacun à son échelle, aujourd'hui, possèdent des supporters qui pèsent d'un certain poids, et le scenario semble idéal. Seulement, la réalité rattrape vite les élégiaques du ballon rond.
Le stade de France, Jean Bouin ou Charléty ?
Premier écueil, et pas des moindres, le Stade " Bauer ", l'enceinte de béton historique de 2999 places située à quelques encablures de la mairie de Saint-Ouen, ne présente pas " une capacité d'accueil suffisante " et ne permet pas " d'assurer des conditions de sécurité nécessaire ",




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