Recul du PIB du Japon moindre que prévu au 2e trimestre

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RECUL DU PIB DU JAPON MOINDRE QUE PRÉVU AU 2E TRIMESTRE
RECUL DU PIB DU JAPON MOINDRE QUE PRÉVU AU 2E TRIMESTRE

TOKYO (Reuters) - L'économie japonaise s'est moins contractée que ce qui avait été calculé en première instance, selon des données publiées mardi qui suggèrent néanmoins que le gouvernement nippon pourrait être contraint à soutenir davantage une reprise fragile, avec notamment une baisse des investissements plus marquée qu'estimé précédemment.

Sur la période avril-juin, le produit intérieur brut (PIB) du pays a baissé de 1,2% en rythme annualisé, contre une première projection de -1,6%. Les économistes avaient tablé sur une révision à -1,8%.

Le recul des investissements est désormais calculé à 0,9% contre -0,1% en première estimation, une évolution qui n'est pas de bon augure pour la troisième économie mondiale.

La faiblesse des investissements a néanmoins été compensée en partie par les stocks, dont la contribution positive au PIB a été calculée à 0,3 point de pourcentage contre une première estimation de 0,1.

Le gouvernement espère que les entreprises vont utiliser les bénéfices record engrangés à la faveur de la faiblesse à la fois du yen et des coûts de l'énergie pour doper les salaires et les investissements et ouvrir ainsi un cercle vertueux de hausse des revenus et des dépenses.

Mais une récente série d'indicateurs mitigés a quelque peu remis en cause ce scénario optimiste, ce qui a conduit les économistes à revoir en nette baisse leurs prévisions de croissance pour le second semestre.

La prochaine réunion de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) devrait déboucher sur un diagnostic plus pessimiste vis-à-vis des partenaires commerciaux du Japon et de ses exportations, estiment des sources du secteur. Mais la BoJ, qui vise une inflation de 2% d'ici septembre 2016, devrait à ce stade s'abstenir d'assouplir une politique monétaire déjà très accommodante.

"La production industrielle n'est guère vigoureuse sur la période juillet-septembre en raison du piètre niveau d'exportations de voitures et d'équipements électriques", juge Junichi Makino, économiste en chef chez SMBC Nikko Securities. "Si la consommation des ménages ne rebondit pas, le gouvernement pourrait avoir recours à un collectif budgétaire" pour relancer la croissance, ajoute-t-il.

(Leika Kihara, Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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  • jep02 le mardi 8 sept 2015 à 07:30

    "Soutenir une reprise fragile" alors que le Pib est en recul..