Recul des résultats d'Auchan en 2012

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PARIS (Reuters) - Auchan, qui a vu son résultat net plonger de 19% l'an dernier et son résultat d'exploitation reculer de 3,4%, anticipe une année 2013 difficile en raison de la crise en Europe de l'Ouest.

Le distributeur non coté, contrôlé par la famille Mulliez, a publié mardi un chiffre d'affaires annuel en progression de 5,8% à 46,9 milliards d'euros, tiré par ses performances dans les pays émergents (Europe de l'Est, Chine et Taiwan) qui pèsent pour 33% de son activité et où ses ventes ont grimpé de 16,8%.

A l'inverse, elles ont reculé de 0,7% en Europe occidentale (hors France) où la consommation est morose, en particulier en Europe du Sud.

En France, elles ont gagné 2,2%, grâce notamment aux ouvertures de "Drive", ces points de retrait des commandes passées sur internet qui constituent une arme de gain de parts de marché pour les distributeurs.

Cependant, à magasins comparables et hors essence, les ventes totales du groupe ont limité leur progression à 1,2% l'an dernier.

En France, Auchan est parvenu à stabiliser les ventes de ses hypermarchés (+0,3%), son principal format, faisant mieux que ses concurrents Carrefour et Casino. Carrefour a vu les ventes de ses hypers reculer de 2,0% à données comparables et hors essence, et Casino a vu les siennes chuter de 6,7%.

Auchan fait cependant moins bien que le groupement d'indépendants Système U, dont les ventes ont progressé de 3,3% à surfaces constantes l'an dernier mais dont les formats sont plus diversifiés, notamment dans la proximité.

Leclerc, numéro deux derrière Carrefour, ne divulgue pas quant à lui l'évolution de ses ventes à surfaces comparables.

L'Ebitda d'Auchan a progressé de 6,9% à 2,54 milliards d'euros en 2012 grâce à la maîtrise des coûts mais le résultat opérationnel courant a accusé un repli de 3,4% à 1,3 milliard sous le coup de dépréciations d'actifs.

"Au regard de la conjoncture, j'estime que ces résultats sont plus que résistants et constituent une bonne performance", souligne dans un communiqué Vianney Mulliez, président du conseil d'administration, précisant cependant que "2013 s'annonce comme une année encore difficile".

Le résultat net part du groupe a chuté de 19% à 656 millions d'euros en raison d'importants éléments exceptionnels, notamment des plus-values enregistrées en 2011 et liées à l'introduction en Bourse de sa coentreprise chinoise Sun Art Retail. Retraité des éléments exceptionnels, le résultat net des activités poursuivies ressortirait en hausse de 6,8%.

L'endettement net a grimpé de 42% à 3,2 milliards d'euros (représentant 32% des capitaux propres) avec le rachat de 49% de GCI en Italie et celui d'hypermarchés de l'allemand Metro en Europe centrale et orientale.

Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez

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