Recul des prix de l'immobilier à Londres

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Les prix ont baissé de 3,6 % en juillet. En cause : les JO et la hausse des droits de mutation.

Serait-ce la fin d'une bulle immobilière pour Londres? Les prix résidentiels dans la capitale britannique ont chuté de 3,6 % en juillet par rapport à juin, selon le site spécialisé Rightmove. Dans le reste du pays, les prix ont reculé de 1,7 %. Jusque-là, la capitale affichait une résistance insolente face à un marché national déprimé. Ce décrochage mensuel ne doit pas masquer que, sur un an, les prix à Londres ont continué à grimper de 6,4 %. La baisse constatée en juillet serait due au mauvais temps, aux perturbations liées au jubilé de la reine et aux Jeux olympiques qui détournent les acheteurs.

«Les deux derniers mois n'ont pas été aussi actifs qu'on l'aurait voulu en raison de ces difficultés affectant Londres même si, à long terme, les JO seront bénéfiques au marché», constate James Hyman, responsable des ventes à l'agence Cluttons. Les prix ont également été affectés par une hausse des droits de mutation pour les propriétés de plus de 2 millions de livres (2,5 millions d'euros).

Selon l'Ernst & Young Item Club, les prix immobiliers devraient reculer de 2 % cette année. Londres commence à vaciller sur son piédestal. «Nos données montrent un ralentissement de la progression, voire de légers reculs des prix dans certains quartiers», confirme Yolande Barnes, chargée de la recherche à l'agence Savills.

Un pic en 2007

Londres continue toutefois d'attirer les fortunes internationales et de servir de refuge face aux soubresauts de l'économie mondiale. Le marché est stimulé par environ 35 % de transactions dues à des acquéreurs étrangers. C'est particulièrement le cas dans les quartiers chics du centre. En revanche, les quartiers plus dépendants du marché local souffrent davantage. Et certaines zones périphériques du grand Londres ne se sont jamais redressées depuis la chute ayant suivi le pic de 2007. «Les prix à Londres restent supérieurs de 20 % au pic de 2007, souligne Yolande Barnes. Cela ressemble à une bulle par rapport au reste du pays mais Londres reste en ligne avec les autres grandes capitales internationales comme Hongkong, New York ou Tokyo. On s'attend à un ralentissement de la croissance voire à quelques hoquets en réaction aux troubles macroéconomiques mais pas à un décrochage massif.»

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  • loco93 le mardi 17 juil 2012 à 19:27

    C'est impossible que ça baisse dans les grands capitales comme on l'entend trés souvent! Non impossible, la demande est exponentielle et infinie!

  • python75 le mardi 17 juil 2012 à 12:00

    pas trop tot...

  • frk987 le mardi 17 juil 2012 à 11:14

    C'est tout simplement les Anglais qui fuient l'Angleterre pour se réfugier fiscalement en France !!!!

  • slee1901 le mardi 17 juil 2012 à 10:19

    Ça baisse pas mal à NY, les financements sont plus difficiles et les acquéreurs plus regardants