Recul des marchés européens en clôture, sauf Londres

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi, à l'exception de Londres, l'attentat de Nice qui a fait 84 morts ayant réveillé des craintes sur l'évolution de l'activité, en particulier dans le tourisme, alors que la saison estivale vient de débuter.

Les places européennes sont toutefois en hausse sur la semaine avec leur nette progression de lundi et mardi, liée au dynamisme du marché du travail aux Etats-Unis et à la clarification de la situation politique en Grande-Bretagne et au Japon.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,30% (13,01 points) à 4.372,51 points. Le Dax allemand a perdu 0,01%, l'indice EuroStoxx 50 0,15% et le FTSEurofirst 300 0,25%. Le Footsie britannique a en revanche pris 0,22%.

Sur la semaine, le CAC affiche néanmoins une hausse de 4,34%, sa plus forte progression hebdomadaire en trois mois.

Wall Street est elle aussi en légère baisse au moment de la clôture en Europe, freinée par le secteur bancaire après les résultats de Citigroup et Wells Fargo.

En Europe, le secteur du tourisme et des loisirs a accusé la plus forte baisse sectorielle avec un repli de 1,20%. AccorHotels, plus fort recul du CAC, a cédé 3,04% et EasyJet 2,65%.

Parallèlement, Swatch Group a chuté de 7,77% après être tombé à un plus bas de six ans et demi après avoir averti que son bénéfice semestriel serait en baisse de 50% à 60% en raison de la baisse persistante des ventes.

Dans son sillage, Richemont a abandonné 3,08%, LVMH 0,71% et Kering 0,87%.

L'attentat de Nice et l'avertissement de Swatch ont largement occulté l'annonce d'une croissance légèrement meilleure qu'attendu (+6,7% sur un an) au deuxième trimestre en Chine.

Sur le marché des changes, la livre sterling cède du terrain après les déclarations de l'économiste en chef de la Banque d'Angleterre (BoE) sur la nécessité d'un ensemble "musclé" de mesures de soutien à l'économie dès le mois prochain.

L'euro perd 0,5% face au dollar, aux alentours de 1,1060 dollar, et le billet vert pourrait lui-même enregistrer sa plus forte hausse hebdomadaire en 17 ans face au yen alors que les indicateurs macroéconomiques aux Etats-Unis et en Chine limitent l'attrait des valeurs refuge comme la devise japonaise.

De même, les perspectives sur l'activité aux Etats-Uis et en Chine soutiennent les cours du pétrole, avec un baril de Brent en hausse de près de 1% non loin de 48 dollars.

Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts d'Etat allemands enregistre sa plus forte progression hebdomadaire depuis fin décembre avec une hausse de 13 points de base sur la semaine à -0,06%.

(Bertrand Boucey pour le service français)

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  • M7934626 il y a 5 mois

    la première phrase est d'une niaiserie confondante, comme chaque jour d'ailleurs, où les pigistes de Reuters et autres AFP se sentent obligés de mêler constamment des événements de la vie politique, économique ou sociale dans la moindre cotation journalière des marchés. Pas étonnant que ceux qui investissent en fonction de ça ne gagnent strictement jamais, puisqu'en général la corrélation est tout simplement inexistante.

  • frlhjp il y a 5 mois

    Le brexit a vraiment effrayé les marchés, le monde entier avait pourtant annoncé un cataclysme et résultat, la livre n'a pas du tout décroché par rapport à l'EUR ou au USD, la bourse de Londres se porte comme un charme, et les taux souverains baissent. Cette histoire souligne à la caricature l'utilisation de la peur par le mainstream comme argument principal (si vous en faîtes pas comme je vous dis qu'il est correct de faire, vous allez être détruit) et son mensonge par la même occasion.