Recul des Bourses européennes à mi-séance

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RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES À MI-SÉANCE
RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES À MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en recul jeudi à la mi-séance et les futures sur indices annoncent une ouverture en baisse de Wall Street avec le regain de tensions en Ukraine qui pèse aussi sur l'euro et les rendements des emprunts d'Etat de la zone euro.

Des mouvements de troupes russes ont été signalés en Ukraine, a dit jeudi le président ukrainien, Petro Porochenko, qui a annulé une visite prévue en Turquie et convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité et de défense ukrainien pour décider des mesures à prendre.

Le Conseil de sécurité et de défense ukrainien avait affirmé auparavant que la ville de Novoazovsk, dans le sud-est du pays, était tombée sous le contrôle de l'armée russe et que l'offensive des séparatistes et des troupes russes se poursuivait.

Le rendement des emprunts d'Etat allemands à dix ans a chuté à un nouveau plus bas record de 0,89% tandis que l'euro a touché un plus bas de la journée contre la devise américaine à 1,3171 dollar.

La devise européenne est aussi tombée à un plus bas de 21 mois contre le franc suisse à 1,20545 franc selon les données de la plateforme de transactions élevctroniques EBS, alimentant les spécultaions sur une possible intervention de la Banque nationale suisse pour freiner la hausse de sa devise.

Les investisseurs se montrent par ailleurs moins optimistes sur un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) malgré la tonalité très accommodante du discours de son président, Mario Draghi la semaine dernière à Jackson Hole, aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 cédait 0,75% (33,77 points) à 4.361,76 points vers 12h30. À Francfort, le Dax abandonnaoit 1,3% et à Londres, le FTSE perdait 0,45%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 cédait 1,01%.

Les spéculations sur de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire en zone euro ont été tempérées mercredi par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui a jugé que les déclarations de Mario Draghi avaient été "surintérprétée" et par des sources internes à la BCE qui ont dit à Reuters qu'une initiative monétaire était peu probable sans nouvelle dégradation sur le front de l'inflation.

La BCE a par ailleurs fait état jeudi d'un ralentissement du crédit au secteur privé au mois de juillet à un rythme plus faible que les mois précédents au sein de la zone euro et d'une légère accélération de la croissance de l'agrégat de masse monétaire M3. Le sentiment économique s'est en revanche dégradé plus fortement que prévu en août, à son plus bas niveau depuis décembre 2013, selon les enquêtes publiées par la Commission européenne.

Les investisseurs attendent surtout la publication à 14h00 de la première estimation de l'inflation en Allemagne pour le mois d'août à la veille de celle de l'indicateur correspondant pour la zone euro.

Aux valeurs, Essilor et Pernod Ricard prennent au CAC 40 4,75% et 1,25% respectivement. Le premier a fait état de résultats semestriels meilleurs que prévu et le second a dit s'attendre à une amélioration de ses perspectives en Chine après avoir annoncé des résultats en nette baisse pour son exercice 2013-2014.

Vivendi, qui publiera ses résultats semestriels après la clôture, cède 0,97%. Le groupe a annoncé que son conseil d'administration allait étudier dans la journée les offres concurrentes déposées par Telecom Italia et Telefonica pour reprendre sa pépite GVT qui aiguise les convoitises sur fond de recomposition des télécoms au Brésil.

Wendel décroche de plus de 7% après avoir fait état d'un bénéfice net divisé par plus de quatre au premier semestre, marqué par une moins-value de plus de 100 millions d'euros sur la cession de titres Saint-Gobain et des dépréciations dans son portefeuille de participations.

(Marc Joanny, édité par Juliette Rouillon)

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  • supersum le jeudi 28 aout 2014 à 13:38

    Ah l'ukraine qui revient à la charge