Recul de la production industrielle britannique en septembre

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LONDRES (Reuters) - La production industrielle britannique a baissé plus fortement que prévu en septembre, faisant craindre pour la reprise de l'économie après les bons chiffres du troisième trimestre.

La production industrielle a reculé de 1,7% en septembre, après un repli de 0,5% en août, selon des données publiées mardi par l'Office national de la statistique (ONS).

La production manufacturière, qui exclut l'énergie et les mines, a progressé de 0,1% de après une baisse de 1,2% en août (-1,1% en première estimation).

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,6% de la production industrielle et une hausse de 0,3% pour la seule industrie manufacturière.

Selon l'ONS, la production minière a chuté de 15,3%, sa plus forte baisse depuis février 1974, tandis que l'extraction de pétrole et de gaz a baissé d'un cinquième (-20,9%), du vu depuis la création des statistiques en 1997.

Si l'on fait abstraction des chiffres de juin faussés par le jubilé de la Reine, la baisse de la production industrielle est la plus forte depuis août 2009.

Le conseil de politique monétaire de la Banque d'Angleterre se réunit jeudi pour décider de renforcer ou non sa politique de soutien à l'économie. La banque centrale a déjà racheté pour 375 milliards d'emprunts d'Etat dans le cadre de son programme d'assouplissement quantitatif.

Malgré le retour à la croissance de l'économie britannique au troisième trimestre, la demande reste atone tant au Royaume-Uni que chez ses partenaires étrangers, dans la zone euro notamment. Le secteur de l'industrie n'est pas le seul concerné : selon l'enquête PMI publiée lundi par l'institut Markit, l'activité dans les services a connu en octobre sa plus faible croissance depuis près de deux ans.

De manière générale, les différentes enquêtes pointent vers un début laborieux pour le quatrième trimestre, sans les facteurs ponctuels - les Jeux olympiques de Londres, notamment -qui ont permis au PIB d'augmenter de 1% en juillet-septembre.

Peter Griffiths et Olesya Dmitracova, Véronique Tison pour le service français, édité par Nicolas Delame

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