Recrutement des enseignants : «La crise est localisée en Ile-de-France»

le , mis à jour à 08:12
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Recrutement des enseignants : «La crise est localisée en Ile-de-France»
Recrutement des enseignants : «La crise est localisée en Ile-de-France»

Pierre Périer est l'auteur d'une étude sur l'attractivité du métier d'enseignant, publiée la semaine dernière par le Conseil d'évaluation du système scolaire (Cnesco).

 

Le niveau des enseignants joue-t-il sur les performances des élèves ?

PIERRE PÉRIER. Oui, il existe un « effet maître ». La recherche a montré que la formation de l'enseignant, ses connaissances et ses pratiques expliquent entre 12 % et 25 % des écarts de progrès entre les élèves. Même si le professeur n'est pas l'élément principal qui explique la réussite ou l'échec scolaire, c'est un déterminant non négligeable. Cet « effet maître » joue davantage sur les enfants en difficulté que sur ceux qui ont déjà de bons résultats.

 

Après des années de suppressions de postes, l'Etat recrute à tour de bras des professeurs des écoles. Sont-ils tous au niveau ?

Entre 2012 et 2016, les chances de réussir le concours ont été multipliées par deux. Il existe une crise localisée du recrutement. En Ile-de-France, on doit recruter massivement pour couvrir les besoins dans un contexte de hausse démographique importante. Quand on atteint le ratio de 1,3 candidat pour un poste au concours, dans l'académie de Créteil en 2015, c'est critique. Mais l'alternative est la suivante : soit il n'y a pas d'enseignant titulaire devant les classes, soit on accepte de baisser le seuil d'exigence au concours.

 

C'est grave ?

Le niveau académique, mesuré par les épreuves, ne dit pas grand-chose de la capacité à transmettre le savoir en classe. Le problème n'est pas tant le seuil auquel sont recrutés les enseignants que l'accompagnement dont ils bénéficient ensuite. Les enseignants sont recrutés à un niveau bac + 4 et suivent une formation d'un an, au cours de laquelle ils peuvent rattraper d'éventuelles faiblesses.

 

Et ensuite ? La formation continue est-elle satisfaisante ?

Non, les professeurs en France ont moins de jours de formation ...

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  • M8252219 il y a 3 mois

    Le jour ou la "SOCIALIE" aura été virée de l'éducation nationale , les professeurs des écoles pourront asseoir et disposer de leur autorité sans craindre des remontrances et des blâmes , les troublions deviendront plus calmes .

  • M8252219 il y a 3 mois

    Le jour ou la "SOCIALIE" aura été virée de l'éducation nationale , les professeurs des écoles pourront asseoir et disposer de leur autorité sans craindre des remontrances et des blâmes , les troublions deviendront plus calmes .

  • ppww il y a 3 mois

    "Le niveau académique, mesuré par les épreuves, ne dit pas grand-chose de la capacité à transmettre le savoir en classe"... ben voyons, c'est évident. Un gros nul au tableau c'est pas grave. Et c'est ce qu'on commence à voir de plus en plus.