Recours contre un non-lieu accordé à la présidente argentine

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BUENOS AIRES, 1er avril (Reuters) - Un procureur argentin a de nouveau accusé mardi la présidente Cristina Fernandez d'avoir tenté de dissimuler les preuves d'une implication de l'Iran dans l'attentat de 1994 contre un centre communautaire juif de Buenos Aires. Germán Moldes a déposé un recours devant la Cour de cassation contre le non-lieu obtenu en février par la chef de l'Etat dans ce dossier sur lequel travaillait le procureur Alberto Nisman, retrouvé mort le 19 janvier à son domicile. Dans cet appel, Germán Moldes accuse Cristina Fernandez d'être impliquée dans un "plan caché au profit d'un autre pays qui va à l'encontre des objectifs et des intérêts de l'Argentine". Le procureur nouvellement nommé avait participé à l'organisation, en février, d'une grande marche de dizaines de milliers d'Argentins pour rendre hommage à Alberto Nisman et dénoncer l'ingérence du politique dans les affaires judiciaires. La mort du procureur Alberto Nisman dans des circonstances non élucidées alors qu'il s'apprêtait à déposer contre la présidente devant une commission parlementaire a provoqué un vif émoi en Argentine. L'Iran nie toute responsabilité dans l'attentat contre le siège de l'Association mutuelle israélite d'Argentine, qui a fait 85 morts et plus de 200 blessés en juillet 1994. (Hugh Bronstein; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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