Recours contre la fermeture des voies sur berge à Paris

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UN RECOURS CONTRE LA FERMETURE DES VOIES SUR BERGE À PARIS
UN RECOURS CONTRE LA FERMETURE DES VOIES SUR BERGE À PARIS

PARIS (Reuters) - Le Medef d'Ile-de-France annonce avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris contre la fermeture aux voitures des voies sur berges de la rive gauche de la capitale depuis lundi.

Ce projet, l'une des mesures phares du second mandat du maire socialiste Bertrand Delanoë, vise à permettre l'aménagement d'un vaste espace dédié aux loisirs.

Mais bien que les bouchons redoutés n'aient pas eu lieu lundi, cette décision est contestée, en particulier par les élus de droite qui redoutent qu'elle entraîne d'énormes embouteillages et nuise à l'activité économique.

Dans un communiqué, le Medef d'Ile-de-France estime que les quais rive gauche et rive droite sont un axe stratégique pour les entreprises franciliennes et leurs salariés.

"Ils permettent une liaison rapide est/ouest et ouest/est indispensable pour garantir la mobilité des personnes et des biens dans le coeur de l'agglomération parisienne", avance-t-il.

Selon l'organisation patronale, le réaménagement de la rive gauche "risque d'entraîner des millions d'heures de travail perdues pour les entreprises et leurs salariés", d'où sa décision de saisir le tribunal administratif.

La première audience aura lieu le 1er février, précise-t-il.

La mairie de Paris rejette ces arguments, soulignant par exemple que les automobilistes "roulent aussi vite qu'avant" sur la voie Georges Pompidou, située sur la rive droite, depuis qu'elle a été "piétonnisée".

Bertrand Delanoë avait inscrit dans son programme de 2008 la reconquête des voies sur berge, jugeant que les automobilistes "représentent une petite minorité des habitants de la métropole", la majorité "ayant décidé d'utiliser les transports en commun pour ses déplacements".

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • M8020412 le mercredi 30 jan 2013 à 23:24

    Contre sens quant à la Sécurité routière, les 70000km parcourus par les automobiles sur la voie sur berge où il y avait peu de piétons vont être parcourus sur d'autres voies où les piétons sont beaucoup plus nombreux, ce qui sera beaucoup plus dangereux pour ces piétons.Contre sens écologique, les stationnements existants le long de la voie sur berge vont être supprimés, d'où plus de km parcourus à faible vitesse et de manière plus polluante dans le secteur pour trouver un stationnement.