Reconversion: il enfile le costard comme un kimono

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Reconversion: il enfile le costard comme un kimono
Reconversion: il enfile le costard comme un kimono

Son éternel rival lui aura fait de l'ombre toute sa carrière... A un an des Jeux Olympiques de Sydney (2000), le judoka Stéphane Nomis apprend que le seul représentant français en catégorie - 81kg sera le champion en titre, Djamel Bouras. Déçu, le vice-champion d'Europe, privé une nouvelle fois de JO, décide de clore le chapitre judo. A 29 ans, il descend de son nuage. Sauf que, sans préparation, l'atterrissage est brutal. "Passer de l'équipe de France à installer des imprimantes chez EDF : la fierté en prend un coup", résume-t-il.

 

Étiquette de « bourrin »

 

Quelques mois plus tard, le Francilien obtient au culot un poste de commercial, métier qu'il apprend sur le terrain. Une expérience de neuf mois qui lui donne envie de monter sa société. Affublé, comme il le raconte, d'une étiquette de "bourrin", seulement bon à porter le kimono, il parvient finalement, avec l'aide d'un ami, à obtenir un prêt auprès des banques.

 

Il profite aussi des conseils de son amie Magali Baton, ex-judokate reconvertie comme coach en entreprise, pour lancer son entreprise baptisée Ippon. Une référence à ce moment où l'on gagne un combat avant la fin du temps réglementaire.

 

Créée trois ans après avoir tourné le dos au tatami, sa société de service en ingénierie informatique se porte bien aujourd'hui, avec notamment un chiffre d'affaires en 2015 de 20 MEUR. Basée à Paris, cette PME de 200 salariés est implantée aux Etats-Unis, au Maroc et en Australie depuis cette année.

 

Pour en arriver là, l'ex-judoka a analysé ses erreurs, comme après chaque duel perdu en compétition : "Djamel (Bouras) était très bien suivi : il avait un préparateur mental, un kiné, un nutritionniste... A l'époque, je ne comprenais pas. Je préférais rester dans mon coin, seul." De quoi nourrir des regrets sur sa carrière sportive. "A la fin, je me suis dit que je devais mieux gérer ...

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