Rebondir pour bien finir, le PSG en a l'habitude

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Comme ces trois dernières saisons, le PSG devra gérer une fin de saison exclusivement nationale à défaut de disputer les demi-finales de la Ligue des Champions. Mais que ses adversaires se le disent, il ne faudra pas compter sur un relâchement.

Le PSG sait ce qu’il l’attend. Pour la quatrième saison consécutive, il a quitté la Ligue des Champions au stade des quarts de finale mardi, après sa défaite sur le terrain de Manchester City (1-0). Une habitude dont il se passerait bien. Les Parisiens devront ainsi se contenter des compétitions nationales pour boucler la saison, une situation avec laquelle qu’ils ont désormais coutume de composer. Mais avant de se replonger dans leur quotidien national, ils devront digérer la désillusion vécue dans la semaine. « Les joueurs éliminés sont toujours abattus, a reconnu Laurent Blanc en conférence de presse vendredi, à la veille de la réception de Caen pour la 34eme journée de L1 (17h00). Plus abattus que nous, je n’en sais rien. Quand vous avez le sentiment que l’équipe qui s’est qualifiée, avec tout le respect qu’on a pour Manchester City, n’est pas forcément meilleure, ça redouble ce sentiment de frustration. Il faut arriver à se remobiliser pour la fin du championnat, c’est difficile. »

Le mauvais exemple de 2013-14

Comme l’a indiqué le technicien cévenol dans son discours, la particularité de cette élimination se situe dans sa nature-même. Pour la première fois sur les quatre participations de rang aux quarts de la Ligue des Champions, le PSG les abordait en position de favori. Ce qui pourrait compliquer la phase d’acceptation de la défaite et sa capacité à relancer la machine au plus vite. Un cas comparable le confirme : lors de la saison 2013-14, Paris avait frôlé la qualification pour le dernier carré de la C1 aux dépens de Chelsea, Demba Ba éliminant le club de la Capitale d’un but venu de nulle part à moins de cinq minutes de la fin du temps réglementaire. Largement en tête en L1 (treize points d’avance sur Monaco à six journées de la fin), les hommes de Laurent Blanc n’avaient pas réussi à se remettre à l’endroit dans la foulée. Ils s’étaient inclinés à Lyon le week-end suivant (1-0), leur première défaite en championnat depuis plus de quatre mois. Difficile de croire à la simple coïncidence.

17/22 ces trois dernières saisons

Cela aurait tendance à appuyer un sentiment diffus, à voir la mine marquée de Blanc, frappé en sus d’un « gros problème personnel » l’ayant contraint à un aller-retour dans son Hérault natal : les Caennais auront un coup à jouer, même si le fait de devoir se rendre au Parc des Princes et de s’y présenter diminués augmente leurs chances d’échouer là où seul Monaco a réussi depuis deux ans. Avant l’ASM, la dernière équipe à avoir ramené la victoire de Paris était Rennes, là aussi dans un contexte où le PSG était déjà champion et éliminé de la Ligue des Champions (1-2 le 7 mai 2014). Cela démontre qu’il y a une fenêtre de tir mais elle n’est pas grande ouverte pour autant. Sur les vingt-deux matchs disputés en L1 ces trois dernières saisons suite à ses éliminations européennes, le club de la Capitale en a remporté dix-sept, pour seulement deux nuls et trois défaites, dont aux tirs au but en quart de finale de la Coupe de France 2012-13 contre Evian-Thonon-Gaillard (1-1, 4-1 TAB).

Blanc : « Je pense que c’est bien pour nous »

Il ne faut surtout pas oublier que le PSG a deux chances dans son malheur. La première, c’est que le calvaire sera moins long puisqu’il ne reste que cinq journées de L1 à disputer, le plus petit total après une élimination en Ligue des Champions depuis quatre ans. La seconde, c’est qu’il aura au moins deux matchs à élimination directe à disputer dans l’emballage final, trois en cas de qualification pour la finale de la Coupe de France contre Lorient mardi prochain. « On a quelques matchs à enjeux, je pense que c’est bien pour nous parce que sinon, la fin de saison serait longue, a soufflé Blanc. J’espère que ça nous permettra de replonger dans la saison et de retrouver l’envie de gagner qui est la nôtre depuis le début de la saison. » Telle sera la mission principale du « Président » dans les semaines à venir. D’autant qu’il y jouera certainement une partie de son avenir au PSG.
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