Rebond sans précédent de la cote de popularité de Hollande

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 (Actualisé avec sondage Ifop-Fiducial) 
    PARIS, 1er décembre (Reuters) - La cote de confiance de 
François Hollande fait un bond sans précédent de 22 points en 
novembre pour s'établir à 50% d'opinions favorables dans un 
sondage Ifop-Fiducial diffusé mardi, tandis que le baromètre 
TNS-Sofres OnePoint le crédite d'une hausse de 20 points à 35%. 
    Ces deux enquêtes font suite aux attentats du 13 novembre. 
Après les attentats de janvier dernier, le chef de l'Etat avait 
gagné 21 points. 
    L'institut Ifop-Fiducial relève que François Hollande, 
plombé jusqu'à présent par une impopularité tenace, "réussit là 
où Nicolas Sarkozy avait échoué". 
    "Son prédécesseur n'était jamais parvenu à revenir à 50% de 
satisfaction, ni pendant l'été 2008 malgré son intense et 
efficace action diplomatique à la tête de l'Union européenne, ni 
après son implication dans la résolution de la crise financière 
en octobre de la même année", peut-on lire. 
    Ifop-Fiducial relativise toutefois cette embellie en notant 
que le président de la République progresse fortement à gauche 
(+16) mais surtout à droite (+24). "Preuve que cet incroyable 
regain de popularité ne durera pas. La précédente hausse avait 
d'ailleurs fondu comme neige au soleil", dit l'institut. 
    La montée en flèche de la cote de confiance de François 
Hollande ne profite pas à son Premier ministre, Manuel Valls, 
qui ne gagne que trois points à lui aussi 50% d'opinions 
favorables. 
    Cette enquête a été realisee par téléphone pour Paris 
Match et Sud Radio du 27 au 28 novembre auprès d'un echantillon 
de 983 personnes representatif de la population francaise 
agee de 18 ans et plus. 
    Dans la baromètre TNS-Sofres OnePoint pour Le Figaro 
Magazine, réalisé du 26 au 28 novembre auprès d'un échantillon 
de 1.000 personnes interrogées à leur domicile, Manuel Valls 
gagne onze points à 43%. 
    Le mois de novembre a été dominé en France par les attentats 
revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) à Paris et 
Saint-Denis et par le virage sécuritaire opéré par la suite -- 
instauration de l'état d'urgence, projet de révision 
constitutionnelle, redoublement des frappes en Syrie. 
    Plusieurs enquêtes ont mesuré une progression de la cote de 
l'exécutif, qui n'a pour l'heure aucune incidence sur les 
intentions de vote dont est crédité le Parti socialiste (PS) en 
vue des élections régionales des 6 et 13 décembre. 
 
 (Simon Carraud et Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M5005891 le mardi 1 déc 2015 à 20:28

    Des centaines de "Francais" tues et des individus sans cerveaux estiment que FH a fait se qui'l devait, mais il n'a rien fait depuis CHARLIE, autrement, il n'y aurait pas eu ce carnage, cqfd