Real, la onzième rugissante

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Real, la onzième rugissante
Real, la onzième rugissante

El Rey de Europe a une onzième fois frappé du poing sur la table. Un sacre aux forceps, à la force des nerfs plus que des cuisses, qui rend à Zinédine Zidane des airs de sauveur du Madridismo. Pour autant, le chantier merengue reste entier, à moins qu'il n'ait fait de la schizophrénie son identité.

L'épique et la gloire s'écrivent dans la souffrance. Depuis la nuit des temps, ou la création d'un sport appelé football, ces récits homériques se construisent également à la plume de héros. De Zinédine Zidane à Cristiano Ronaldo, du trou noir de la mi-janvier jusqu'au sacre de Milan, le Real Madrid tient bien une nouvelle légende à compter à ses socios. Une Undecima à la saveur si singulière : confirmant le statut de Roi d'Europe des Merengues, elle ne récompense pas la meilleure équipe madrilène, ni même continentale.


D'aucuns disent que seule la victoire compte, d'autres, eux, racontent qu'il faut laisser le succès qu'à ceux qui en ont besoin pour exister. Car si le Real est un vainqueur légitime, l'Atlético offre le visage d'un perdant magnifique. Même si Simeone, en gladiateur à l'honneur intact, parle " d'un échec car personne ne se souvient du seconde", le capitaine Sergio Ramos lui répond par les honneurs que cet Atlético mérite : "Certains gagnent, d'autres perdent, mais il faut féliciter l'Atlético pour la superbe saison qu'il a fait". Superbe, mais insuffisant, encore une fois.

Zidane, de Glasgow à Milan


L'enceinte de San Siro n'est pourtant pas théâtre propice pour les aficionados merengues superstitieux. En quatorze visites dans l'enceinte des deux Milan, le Real ne s'y est jamais imposé. Une donnée historique qui n'empêche donc l'Histoire madridista d'accueillir une nouvelle nuit magique au final héroïque dans son armoire à trophées. Pourtant, loin du coup de casque de Sergio Ramos au bout de la nuit lisboète, ce sacre ne relève pas de la même saveur. Quand la Decima, attendue par tout le Madridismo depuis la reprise de volée de Zidane sous la pluie écossaise en 2002, ne souffrait d'aucune contestation malgré l'héroïsme de l'Atlético, cette onzième couronne européenne renvoie à des airs de hold-up. Bouilli par une pré-saison placée sous le signe des dollars australiens et chinois, déboussolé à la mi-saison par le renvoi d'un Benitez dont la greffe n'a jamais prise, le Real s'est retrouvé autour de l'union-sacrée personnifiée par Zinédine Zidane. Le chouchou du Bernabéu, la…





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