REACTIONS politiques en France aux frappes contre l'EI en Syrie

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PARIS, 27 septembre (Reuters) - Voici les principales réactions politiques, dimanche, au premier raid aérien mené par la France contre des positions de l'Etat islamique (EI) en Syrie : François FILLON, député de Paris (Les Républicains), candidat à la primaire présidentielle de la droite et du centre, sur BFM TV : "C'est mieux d'aller frapper l'Etat islamique que de ne rien faire, mais ce sont des frappes qui n'auront pas d'effet significatif sur la puissance de cet Etat islamique et sur l'expansion de cette organisation". "On a raté une marche dans un processus historique (...). Quand on a sur le terrain deux forces qui s'opposent, le régime de Bachar al Assad et en face l'Etat islamique et ses affidés, on est bien obligés de choisir son camp, ou alors on ne s'en mêle pas." --- Bruno LE MAIRE, député de l'Eure (Les Républicains), sur BFM TV : "Ne faisons pas croire aux Français que des frappes aériennes suffiront à nous débarrasser de la menace islamiste, cela n'est pas vrai". "C'est une première étape, elle sera insuffisante". "Je continue à réclamer une initiative de la France, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, pour constituer une vraie coalition internationale, avec les pays de la région, l'Egypte, la Turquie, l'Arabie saoudite, la Jordanie, avec des Etats européens et avec un soutien américain pour pouvoir nous débarrasser définitivement de Daesh". --- François BAYROU, président du MoDem, lors de l'université de rentrée du parti à Guidel (Morbihan): "Ce terrorisme-là, cette volonté d'écraser tout ce qu'il y a de divers, d'humain, de libre, mérite en effet que nous unissions nos forces contre ces exactions". "Cela exige une double solidarité, entre nations et forces qui veulent réduire le pire du pire, et solidarité à l'intérieur de notre pays entre les sensibilités différentes qui animent le débat démocratique français." "Cette solidarité, je crois qu'elle ne devra pas s'arrêter à des seules frappes aériennes, il y aura un jour des décisions encore plus importantes à prendre." --- Marine LE PEN, présidente du Front national, au "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro : "Je ne vais pas accorder un satisfecit à François Hollande. Que de temps perdu. Depuis le début, le Front national a réclamé une intervention en Syrie car c'est là que Daesh a développé sa logistique". "Mieux vaut tard que jamais mais pas toujours, parfois il est déjà trop tard et l'action est inefficace". "Il faut se mettre autour d'une table avec la Russie et évidemment avec le gouvernement de Bachar al Assad." --- Claude BARTOLONE, président (PS) de l'Assemblée nationale, sur France 3: "C'est de la légitime défense. Souvenez-vous, l'assassin du Thalys comme le terroriste qui avait voulu s'attaquer à une église à Villejuif, nous nous étions rendus compte qu'ils avaient été formés en Syrie et qu'ils avaient été en contact avec la Syrie dans les jours qui ont précédé leurs actes." (Sophie Louet)

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