REACTIONS politiques après la fusillade à Orlando

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    WASHINGTON, 13 juin (Reuters) - Réactions politiques 
enregistrées aux Etats-Unis après la tuerie d'Orlando. 
     
    BARACK OBAMA 
    "Aujourd'hui, en tant qu'Américains, nous pleurons le 
meurtre brutal, le massacre horrible de dizaines d'innocents", a 
déclaré le président démocrate. 
    "Bien qu'on en soit encore aux débuts de l'enquête, nous en 
savons assez pour dire que c'était un acte de terreur et un acte 
de haine. 
    "Nous ne céderons pas à la peur ni ne nous retournerons les 
uns contre les autres. Au contraire, nous apparaîtrons unis en 
tant qu'Américains pour protéger notre peuple et défendre notre 
pays et pour agir contre ceux qui nous menacent." 
    Le président a également souligné "combien il est facile 
pour quelqu'un de mettre la main sur une arme qui lui permet de 
tuer des gens dans une école ou dans un lieu de prière ou dans 
un cinéma ou dans un night-club". "Nous devons décider si c'est 
ce genre de pays que nous voulons être", a-t-il ajouté. 
     
    DONALD TRUMP 
    "Apprécie les félicitations pour avoir eu raison sur le 
terrorisme islamique radical; je ne veux pas de félicitations; 
je veux de la sévérité et de la vigilance. Nous devons être 
intelligents", a rapidement commenté sur Twitter le vainqueur de 
la primaire républicaine en vue de la présidentielle du 8 
novembre. 
    "Ce qui s'est passé à Orlando n'est que le début. Notre 
direction est faible et inefficace. Je l'ai appelée et demandé 
l'interdiction. Il faut être dur", a-t-il ajouté par la suite, 
réitérant l'appel à interdire aux musulmans nés à l'étranger 
d'entrer aux Etats-Unis qu'il avait lancé après la tuerie de San 
Bernardino, en décembre dernier.   
    Le magnat de l'immobilier a également réclamé la démission 
de Barack Obama, expliquant que le président démocrate n'avait 
pas prononcé les mots "islam radical" dans sa réaction à la 
tuerie d'Orlando. 
     
    HILLARY CLINTON 
    "C'était un acte de terreur", a écrit la candidate présumée 
du Parti démocrate à l'élection présidentielle du 8 novembre 
dans un commentaire. 
    "Pour l'instant, nous pouvons dire avec certitude que nous 
devons redoubler nos efforts pour protéger notre pays des 
menaces intérieures et extérieures. Cela passe par une défaite 
des groupes terroristes internationaux, une coopération avec nos 
alliés et partenaires pour les traquer où qu'ils soient, une 
neutralisation de leurs tentatives de recruter ici et ailleurs 
et un renforcement de nos défenses. Cela passe aussi par un 
refus d'être intimidé et par la volonté de rester fidèles à nos 
valeurs. 
    "C'était aussi un acte de haine. Le tueur a attaqué une 
boîte de nuit LGBT pendant le Mois de la Fierté. A la communauté 
LGBT: vous devez savoir que vous avez des millions d'alliés à 
travers notre pays. Je suis l'un d'eux (...) 
    "Enfin, nous devons tenir hors de portée des terroristes et 
des autres criminels violents les armes comme celles utilisées 
la nuit dernière. C'est la tuerie de masse la plus meurtrière 
dans l'histoire des Etats-Unis et elle nous rappelle une fois de 
plus que les armes de guerre n'ont rien à faire dans nos rues." 
     
    BERNIE SANDERS 
    "Tous les Américains sont horrifiés, écoeurés et attristés 
par cette horrible atrocité commise à Orlando", a commenté le 
sénateur démocrate du Vermont, toujours en course dans la 
primaire démocrate. 
    "D'après ce que nous savons maintenant, c'était un acte 
terroriste commis par un sympathisant de l'EI. Cette 
organisation méprisable et barbare doit être détruite." 
     
    PAUL RYAN 
    "A mesure que nous guérirons, nous devrons être lucides sur 
qui est passé à l'acte. Nous sommes une nation en guerre contre 
les terroristes islamistes", a commenté le président républicain 
de la Chambre des représentants. 
    "Leur idéologie est une idéologie de haine, une idéologie 
répressive qui ne respecte aucune frontière. C'est une menace 
contre notre peuple ici et à l'étranger. Notre sécurité dépend 
de notre refus de céder face à la terreur. Nous ne le ferons 
jamais." 
     
    MARCO RUBIO 
    "Contrer la menace de la radicalisation intérieure violente 
est l'un des plus grands défis antiterroristes qui se pose à nos 
agences de sécurité et à notre communauté du renseignement", a 
estimé le sénateur républicain de Floride, un temps candidat à 
l'investiture de son parti. 
     
    DICK DURBIN  
    "Nous avons le pouvoir et le devoir d'agir", a réagi le 
sénateur démocrate de l'Illinois qui milite pour une loi 
encadrant et contrôlant les armes à feu aux Etats-Unis. A 
défaut, a poursuivi le numéro 2 du groupe démocrate à la chambre 
haute, le Congrès sera "complice de la prochaine tuerie". 
    "L'essentiel, c'est que nous autorisons des gens dangereux à 
acheter des armes en Amérique, et cela doit changer. Dans les 
prochains jours, le Congrès doit prendre position contre la 
haine, le terrorisme et cette horrible violence par arme à feu." 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur la fusillade d'Orlando   
 
 (Bureau de Washington; édité par Henri-Pierre André) 
 
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  • wanda6 il y a 9 mois

    en Islam il n'y a pas de radicalisé , il y a les croyant , ceux qui croient un peu , ceux qui plus, et ceux qui totalement

  • acharbi1 il y a 9 mois

    Même Hollande ne prononce pas le mot islam radical