RÉACTIONS internationales au référendum britannique

le , mis à jour à 09:43
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    PARIS, 24 juin (Reuters) - Voici les principales réactions 
dans le monde (hors Royaume-Uni et France) au vote des 
Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne lors 
du référendum organisé le jeudi 23 juin. 
     
    DONALD TUSK, président du Conseil européen, dans un 
communiqué: 
    "Aujourd'hui, au nom des 27 dirigeants (de l'UE), je peux 
dire que nous sommes déterminés à maintenir notre unité à 27. 
    "Je veux rassurer tout le monde sur le fait que nous étions 
préparés à ce scénario négatif. 
    "J'ai proposé une réunion informelle des 27 en marge du 
sommet européen (prévu mardi prochain, NDLR). Et je vais aussi 
proposer aux dirigeants d'entamer une réflexion plus large sur 
l'avenir de l'Europe. 
    "Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort." 
     
    MARTIN SCHULZ, président du Parlement européen, sur la 
chaîne allemande ZDF: 
    "Le Royaume-Uni a décidé de tracer sa route de son côté. Je 
pense que les indicateurs économiques indiquent ce matin que 
cela va être une route difficile. 
    "Je m'attends à ce que les négociations (sur la sortie de 
l'UE) débutent rapidement." 
     
    MANFRED WEBER, président du groupe de centre-droit au 
Parlement européen, membre de la CDU de la chancelière Angela 
Merkel, dans un communiqué:  
    "Les négociations sur la sortie (de l'UE) doivent être 
bouclées en deux ans. 
    "De notre point de vue, il ne peut y avoir aucun traitement 
de faveur pour le Royaume-Uni. Les Britanniques ont exprimé leur 
souhait de quitter l'UE. Partir signifie partir. Le temps des 
exceptions est terminé." 
     
    PAOLO GENTILONI, ministre italien des Affaires étrangères: 
    "Sur le plan politique, c'est un moment où on ne peut pas 
rester sans réaction. La décision des électeurs britanniques 
doit nous réveiller." 
     
    PETER KAZIMIR, ministre slovaque des Finances, sur son 
compte Twitter: 
    "Il n'y a aucune raison de paniquer. 
    "Aujourd'hui marque un nouveau départ et c'est à nous d'en 
tirer le meilleur, pour tous les Européens." 
        
    WITOLD WASZCZYKOWSKI, ministre polonais des Affaires 
étrangères, sur la chaîne TV Republika: 
    "C'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe, pour la Pologne 
(...) C'est un grand dilemme pour les eurocrates. Nous voulons 
tous conserver l'UE, la question est de savoir sous quelle 
forme. 
    "Nous allons essayer de mettre à profit cette situation pour 
faire comprendre aux dirigeants politiques européens ce qui est 
arrivé. C'est arrivé parce que ce concept, qui a été créé il y a 
un certain temps, n'est plus populaire en Europe." 
     
    BEATRIX VON STORCH, responsable du parti eurosceptique 
allemand AfD:  
    "Le 23 juin est un jour historique. C'est le jour de 
l'indépendance pour la Grande-Bretagne (...). L'Union européenne 
a échoué en tant qu'union politique. (Jean-Claude) Juncker et 
(Martin) Schulz doivent réagir. Ils doivent démissionner." 
     
    VIKTOR ORBAN, Premier ministre hongrois, sur la radio 
publique hongroise: 
    "Bruxelles doit entendre la voix du peuple, c'est la plus 
grande leçon de cette décision (des Britanniques). 
    "La Hongrie est dans l'UE parce qu'elle croit en une Europe 
forte. Mais l'Europe n'est forte que si elle peut apporter des 
réponses aux problèmes fondamentaux comme une immigration qui 
renforcerait l'Europe au lieu de l'affaiblir. L'UE n'a pas été 
capable d'apporter ces réponses." 
     
    CHARLES MICHEL, Premier ministre belge, sur son compte 
Twitter: 
    "J'appelle à la tenue d'un conclave (des chefs d'Etat et de 
gouvernement européens, NDLR) pour réaffirmer notre engagement 
en juillet. Nous devons définir nos priorités et concevoir un 
nouvel avenir pour l'Europe." 
     
    BOHUSLAV SOBOTKA, Premier ministre tchèque, sur sa page 
Facebook: 
    "L'Union européenne doit changer rapidement. Pas parce que 
la Grande-Bretagne l'a quittée, mais parce que le projet 
européen a besoin d'un soutien plus fort de ses citoyens. 
L'Europe doit être prête à agir, être flexible, moins 
bureaucratique et bien plus attentive à la diversité incarnée 
par les 27 Etats membres." 
     
    Cliquer sur les liens suivants pour lire les réactions au 
Royaume-Uni  L8N19G226  et en France  L8N19G1AQ . 
 
 (Tangi Salaün pour le service français) 
 
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  • M1300741 il y a 5 mois

    Le bourrage de cranes de l'établissement européen continue !