REACTIONS en France au référendum britannique

le
0
 (Actualisé avec autres réactions) 
    PARIS, 24 juin (Reuters) - Voici les principales réactions 
en France vendredi au référendum au Royaume-Uni sur l'Union 
européenne, qui se solde par la victoire du camp favorable à la 
sortie de l'UE ("Brexit") : 
     
    FRANÇOIS HOLLANDE, dans une déclaration : 
    "Le vote des Britanniques met gravement l'Europe à 
l'épreuve. 
    "Ce qui se joue, c'est la dilution de l'Europe au risque du 
repli, ou la réaffirmation de son existence au prix de 
changements profonds.  
    "Je ferai tout pour que ce soit le changement profond plutôt 
que le repli." 
    ---- 
    MANUEL VALLS, dans une déclaration : 
    "C'est un électrochoc, c'est une déflagration à l'échelle du 
continent et du monde. 
    "Le risque, c'est la dislocation pure et simple de l'Europe 
et défaire l'Europe c'est pour nos nations s'affaiblir 
considérablement. 
    "C'est le moment d'être digne des pères fondateurs, c'est le 
moment de refonder, réinventer une autre Europe en écoutant les 
peuples, l'Europe ne peut pas exister sans la voix des peuples." 
    ----- 
    ALAIN JUPPÉ, maire (Les Républicains) de Bordeaux, candidat 
à l'investiture présidentielle à droite, sur Europe 1 : 
    "C'est un choc historique pour la Grande-Bretagne, d'abord, 
son peuple est souverain, il a fait son choix, à lui maintenant 
de gérer les défis qu'il va avoir à relever. C'est un choc 
historique pour nous aussi. 
    "Je crois que la plus grosse erreur que nous pourrions faire 
ce serait de laisser entendre qu'à 27 on va continuer comme 
avant. 
    "Il faut écrire une nouvelle page, un nouveau chapitre de 
l'Histoire de l'Europe, parce que les messages viennent de 
partout, pas seulement de Grande-Bretagne." 
    ---- 
    FRANÇOIS FILLON, député (Les Républicains) de Paris, 
candidat à l'investiture présidentielle à droite, dans un 
communiqué : 
    "Le Brexit est un coup de tonnerre pour l'Union européenne. 
C'est le fonctionnement bureaucratique de l'UE qui est condamné 
et son impuissance à répondre aux grands défis de notre temps. 
Le vote des britanniques ne doit pas être méprisé. La sanction 
aurait pu venir d'ailleurs car l'idéal européen tourne à vide 
depuis plusieurs années." 
    ---- 
    MARINE LE PEN, présidente du Front national, lors d'une 
conférence de presse : 
    "Ce n'est pas l'Europe qui est morte, c'est l'Union 
européenne qui vacille, ce sont les nations qui renaissent, 
elles doivent former entre elles un nouveau projet européen, 
celui de la coopération. 
    "Le Royaume-Uni vient d'initier un mouvement qui ne 
s'arrêtera pas. 
    "Les Français doivent pouvoir choisir eux aussi cette voie 
de liberté qui rendra à la France sa pleine et entière 
souveraineté. 
    "Ce référendum sur l'appartenance de la France à l'Union 
européenne est une nécessité démocratique. 
    ---- 
    BRUNO LE MAIRE, député (Les Républicains) de l'Eure, 
candidat à l'investiture présidentielle à droite, sur iTELE : 
    "Le référendum du Front national, c'est un référendum 
négatif, ils s'engouffrent dans la brèche. (...) On le connaît 
le résultat, ce sera forcément non. 
    "Ma proposition est une proposition responsable et positive. 
D'abord on réinvente le projet (...) et on le soumettra au 
peuple français." 
    ---- 
    NICOLAS DUPONT-AIGNAN, président de Debout la France, dans 
un communiqué : 
    "C'est une joie immense, une très belle victoire. Le peuple 
renoue avec sa liberté. Cette décision sera un accélérateur de 
l'Histoire car nous allons voir que cela ne provoque aucun 
chaos. 
    "Cet événement, un électrochoc positif, replace la question 
européenne au centre de la prochaine présidentielle puisque nos 
difficultés sont liées à notre soumission." 
    ---- 
    FRANÇOIS BAYROU, président du MoDem, sur BFM TV : 
    "C'est une onde de choc terrible pour la Grande-Bretagne, 
qui va naturellement se propager en Europe, qui appelle des 
réactions d'hommes d'Etat, pas de gens qui veulent suivre 
l'opinion. 
    "La Grande-Bretagne est entrée dans une décennie qui va être 
très dangereuse pour elle. Vous allez avoir des forces de 
dislocation à l'intérieur même du Royaume-Uni." 
    ---- 
    JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE, président de l'UDI (centriste), sur 
Twitter : 
    "La première réaction de l'UE doit être de maintenir la 
porte ouverte à l'Ecosse et l'Irlande du Nord. Ce vote offre à 
l'UE l'occasion de redéfinir ses missions. Accepter deux Europe, 
économique et politique, recentrées sur l'essentiel." 
   ---- 
    JEAN-LUC MÉLENCHON, député européen, ancien coprésident du 
Parti de gauche, sur Facebook : 
    "La leçon est que l'Union européenne on la change ou on la 
quitte.(...) L'heure du plan B va sonner. Ma candidature pour 
l'élection présidentielle est celle de la sortie des traités 
européens. 
    "Bien sûr, la caste des eurolâtres ne tiendra aucun compte 
de ce qui vient de se passer des peuples pour leurs libertés et 
dignité sociale. Plus dure sera leur chute. L'élection 
présidentielle de 2017 en France en est l'occasion." 
     
 
 (Sophie Louet avec Service France, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant