REACTIONS aux résultats du premier tour des départementales

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PARIS, 22 mars (Reuters) - Réactions des principaux dirigeants politiques français aux résultats du premier tour des élections départementales, qui ont vu l'UMP-UDI réunir le plus grand nombre de suffrages au niveau national, devant le Front national et le Parti socialiste. MANUEL VALLS, Premier ministre, dans une déclaration : "Ce soir, les formations républicaines ont tenu leur place. Ce soir, l'extrême droite, même si elle est trop haute, n'est pas la première formation de France. Je m'en félicite parce que je me suis personnellement engagé." "Je veux appeler à la mobilisation et au rassemblement, c'est cela qui fera la différence. Trop dispersée au premier tour, la gauche doit désormais se rassembler autour du candidat de gauche le mieux placé au second tour pour garder le plus de cantons et de départements." "Par ailleurs, avec constance et détermination, j'appelle tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au second tour. J'appelle chacun à adopter une position claire et faire voter pour le candidat républicain de gauche ou de droite quand il fait face seul à l'extrême droite." JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS, premier secrétaire du PS : "Il y a un danger FN (...) J'appelle les électeurs de gauche à se mobiliser : il s'agit de construire les digues pour la défense de la République. Partout, faisons barrage au Front national (...) Là où la gauche ne peut concourir, j'appelle au désistement républicain et je demande la réciproque." NICOLAS SARKOZY, président de l'UMP : "Ce premier tour montre la profonde aspiration des Français au changement dans les départements. Si nos compatriotes se sont détournés de la gauche, c'est parce que depuis trois ans on ne cesse de leur mentir." "Dans un grand nombre de départements ce soir, les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite républicaine et du centre sont réunis (...) J'appelle tous les Français qui sont en faveur à changement à se mobiliser pour conforter la dynamique." "Je confirme qu'il n'y aura aucun accord national ou local avec les candidats (du FN). L'UMP n'appellera à voter ni pour le Front national avec lequel nous n'avons rien en commun, ni pour la gauche dont nous combattons la politique." ALAIN JUPPÉ, maire UMP de Bordeaux : "Le principal enseignement du scrutin, c'est à l'évidence le succès de la dynamique qui s'est créée autour du rassemblement de la droite et du centre. Il s'agit d'un désaveu très net de la majorité gouvernementale." "Face à l'inanité du programme du Front national (...) le travail de pédagogie que nous avons engagé doit être poursuivi pour bien montrer que ses promesses sont démagogiques. (...) C'est là dessus que nous gagnerons la partie." MARINE LE PEN, présidente du Front national : "Sans implantation locale préalable, avec un seul sortant sur 4.000 élus départementaux, le FN réussit l'exploit de dépasser dans une élection locale son score des européennes." "Ce vote massif pour les candidats patriotes constitue un désaveu cinglant pour le Premier ministre (...) Manuel Valls doit maintenant écouter le message des urnes et avoir la décence de remettre sa démission au président de la République" "Ces nombreux seconds tours (pour le FN) constituent une opportunité unique pour chaque Français d'opérer un vrai choix. L'heure est venue de faire confiance aux Front national." JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE, président de l'UDI, dans un communiqué : "Désormais le second tour a un enjeu clair. Il faut amplifier la mobilisation des Français pour permettre de construire des majorités d'alternance claires et stables dans nos départements." "A chaque fois que des candidats d'extrême droite seront élus, les citoyens courront le risque d'avoir des départements sans majorité, donc paralysés et impuissants." FRANÇOIS BAYROU, président du Modem : "Le score du FN est moins important que prévu et même si c'est un score qui pèse, il y a là encore une question sur les sondages et l'utilisation qui en est faite, tout le paysage préélectoral." "Le PS au pouvoir subit une désaffection qui est extrêmement forte et qui évidemment va poser des problèmes dans les semaines qui viennent." PIERRE LAURENT, secrétaire national du Parti communiste, dans un communiqué : "Ce soir, la situation des forces de gauche en France est plus que critique. Dans de nombreux départements traditionnellement ancrés à gauche, les résultats ne laissent aucun doute quant à la profondeur de la crise politique. "J'appelle à réagir avec force, d'abord dimanche prochain, lors du second tour, en ne laissant pas la catastrophe s'amplifier, en ne lâchant aucune nouvelle position à la droite et à l'extrême droite, en se donnant des point d'appuis pour l'avenir." JEAN-VINCENT PLACÉ, sénateur Europe Ecologie-Les Verts, sur RTL : "Incontestablement il y a un bon résultat du FN, en situation d'implantation forte et ça doit inquiéter (...) C'est un bon résultat de l'UMP et de ses alliés qui vont remporter la majorité des départements la semaine prochaine suite à la stratégie désastreuse de mes amis écologistes, de l'extrême gauche et du PCF. Je suis furieux de la gauche ce soir." (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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