RÉACTIONS aux évolutions du projet de réforme du Code du Travail

le , mis à jour à 19:53
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 (Actualisé avec CESE, CGT) 
    PARIS, 14 mars (Reuters) - Voici les principales réactions à 
la présentation lundi par Manuel Valls d'une version amendée du 
projet de réforme du Code du travail.  
     
    MEDEF, dans un communiqué 
    "Le recul sur la mise en oeuvre d'un plafonnement des 
indemnités de licenciement abusif des prud'hommes est une erreur 
qui affaiblit fortement la portée de ce texte." 
    "Même s'il reste des éléments favorables à l'emploi et à 
l'attractivité de notre pays dans ce projet de loi (réforme du 
dialogue social, accords offensifs, etc.), le Medef considère 
que cet affaiblissement est très décevant  car ces mesures 
concernaient principalement les PME et TPE qui sont les 
véritables réservoirs d'emplois dans ce pays."  
    "Le Medef reste mobilisé pour que le projet de loi final 
retrouve son ambition initiale seule capable de recréer une 
dynamique positive de création d'emplois dans notre pays." 
     
    CGMPE, dans un communiqué     
    "Au final, ce qui était présenté comme la réforme du siècle 
s'est muée en réforme à l'envers par la magie d'un gouvernement 
qui a cédé aux pressions de la rue et de 
syndicats 'réformistes'." 
    "Il est maintenant à craindre, comme on l'a vu au travers 
d'un droit universel à la formation inclus dans le CPA sans que 
l'on sache d'où viendront les moyens financiers, que tout cela 
finisse en contraintes supplémentaires pour les petites 
entreprises."   
     
    UNAPL (Union nationale des professions libérales), dans un 
communiqué  
    Le projet de loi représente "une occasion manquée pour les 
TPE-PME".  
    Le texte "ne comporte plus aucune des quelques mesures 
pouvant s'avérer positives pour les TPE-PME", en revanche "le 
gouvernement (...) a décidé le maintien de toutes les mesures 
pénalisantes pour les TPE-PME". 
    "Le projet de loi 'Travail', c'est tout pour les grands 
groupes et le meilleur du pire pour les TPE-PME, au premier rang 
desquelles les entreprises libérales, qui représentent 10% de 
l'emploi en France." 
    "L'UNAPL entame dès à présent la bataille sur le terrain 
parlementaire pour faire évoluer ce texte et le rendre utile."   
  
     
    LAURENT BERGER, secrétaire général de la CFDT  
    "Un projet de loi qui était déséquilibré, qui n'était pas 
compris, qui faisait courir des risques aux salariés devient un 
projet de loi qui peut potentiellement être porteur de progrès 
pour les jeunes et porteur de progrès pour les salariés". 
      
    
    FORCE OUVRIERE, via le compte Twitter de son secrétaire 
général Jean-Claude Mailly  
    "Je viens de confirmer au Premier Ministre, au nom de FO, 
faute de suspension, la demande de retrait du projet de loi." 
    "J'ai confirmé au Premier ministre notre désaccord sur la 
philosophie du texte, qui consiste à vouloir décentraliser la 
négociation collective au niveau des entreprises, ce qui 
affaiblira les droits des salariés comme dans d'autres pays. Le 
gouvernement fait quelques corrections, très insuffisantes selon 
nous", a expliqué Jean-Claude Mailly lundi soir sur Europe 1.    
     
    CGT, dans un communiqué   
    "La CGT réaffirme qu'il faut retirer le texte de projet de 
loi, et ouvrir de réelles négociations avec les organisations 
syndicales et les organisations de jeunesse." 
    Le syndicat a renouvelé son appel à une mobilisation 
nationale le 31 mars.      
         
    FAGE, via le compte Twitter du président du syndicat 
étudiant Alexandre Leroy 
    "On a obtenu des sécurités, des protections historiques qui 
permettent de poursuivre le dialogue sur ce texte." 
    "Ce qui a été présenté est une base qui permet la poursuite 
du dialogue."  
    "Il faut muscler ce projet de loi sur la sécurité apportée 
aux précaires et aux jeunes."     
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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