REACTIONS au discours de politique générale de Valls

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(Actualisé avec Pierre Gattaz (Medef) PARIS, 16 septembre (Reuters) - L'opposition de droite a, sans surprise, contesté mardi la capacité de Manuel Valls à sortir la France de la crise politique, économique et sociale dans laquelle elle est plongée, à l'occasion du vote de confiance à son gouvernement. ID:nL6N0RH2JK Voici les principales réactions au deuxième discours de politique générale du Premier ministre en cinq mois. CHRISTIAN JACOB, président du groupe UMP, à l'Assemblée : "M. le Premier Ministre, vous-même n'êtes déjà plus le pare-feu d'un président en perdition. Car après cinq mois à Matignon, vous êtes usé comme lui jusqu'à la corde. Vous êtes usé sans avoir rien fait. Voilà votre prouesse : avoir démoralisé le pays sans faire la moindre réforme. "Ce soir, vous n'avez rien dit qui permette d'espérer. Vous n'avez pris aucun risque pour redonner de l'espoir à une France qui étouffe. Vous lui promettez l'austérité sans la réforme.(...). Si aujourd'hui votre sort était entre les mains des Français, vous seriez sans doute renvoyé chez vous dès ce soir." PHILIPPE VIGIER, président du groupe UDI (centriste), à l'Assemblée : "Nous avons besoin d'une France attachée à ses valeurs républicaines, apaisée et réconciliée capable de faire entendre sa voix en Europe et dans le monde (...). Cette France confiante, vous ne pouvez plus l'incarner. Ce défi historique, vous n'êtes pas en capacité de le relever. Vous ne disposez pas aujourd'hui des moyens nécessaires pour conduire cette mission au service de la France." MARINE LE PEN, présidente du Front national, a déclaré devant la presse à Strasbourg avoir été "frappée par la vacuité du discours" "A chaque fois que le président de la République parle ou que le Premier ministre parle, il ne se passe rien. Il n'y a même pas un semblant de contenu. Il y a de l'écho". "Je demande la dissolution car cela ne tiendra pas". POURIA AMIRSHAHI, député socialiste "frondeur", à Reuters : "Manuel Valls a demandé la confiance pour continuer la politique économique, voilà pourquoi je m'abstiens de la lui accorder. Le reste n'est qu'incantatoire. Un petit geste en faveur du minimum vieillesse ne fait pas une grande ambition". EUROPE-ÉCOLOGIE-LES VERTS, dans un communiqué : "Manuel Valls a acté l'échec de sa politique économique, dont l'objectif principal est la réduction des déficits et la réduction des dépenses publiques, sans pour autant proposer un infléchissement susceptible de permettre aux écologistes de retrouver une confiance que les Françaises et Français ont déjà perdue." JEAN-LUC MÉLENCHON, fondateur du Parti de gauche, dénonce dans un communiqué "un pauvre discours politicien" et "une série de grimaces destinées à faire peur", dans un communiqué : "Les emprunts innombrables au vocabulaire et aux fantasmes de la droite extrême infestent le discours. Le reste est une banale répétition confuse et embrouillée des plans en cours d'application (...) C'est aussi un insupportable numéro de déni du réel (...) Pour l'essentiel il s'agit seulement de la feuille de route édictée par la Commission européenne. "C'est dans la rue que la démocratie sociale et l'aspiration républicaine du pays devront s'exprimer puisque la parole populaire est inaudible ailleurs." PIERRE GATTAZ, président du Medef, sur son blog : "Le discours du Premier ministre (...) et le vote de confiance positif qui en a découlé participent au rétablissement de la confiance indispensable pour retrouver la croissance et l'emploi. C'est une bonne nouvelle (...) "J'ai entendu une volonté de réforme, j'ai entendu une volonté d'avancer dans la concertation et l'échange (...) Le Medef partage et la volonté et la méthode. Mais pour avancer rapidement, il faut des propositions qui sortent des cadres convenus et conventionnels (et) du courage pour les appliquer." CGPME, DANS UN COMMUNIQUÉ : "La CGPME se réjouit de la confirmation de la ligne 'pro-entreprise' aujourd'hui réaffirmée par le gouvernement. "A l'inverse, ne pas dire un mot sur l'indispensable réforme du Code du travail est une erreur majeure. De plus, la question du temps de travail reste posée et ne peut être écartée d'un revers de main (...)" GUILLAUME CAIROU, président du Club des entrepreneurs, dans un communiqué : "Notre partenaire allemand n'est en rien responsable de notre décrochage. Davantage qu'un bouc émissaire, il doit être un modèle de réforme. La France doit s'inspirer des réformes mises en place par Berlin dès la fin des années 1990." (Emmanuel Jarry, avec Emile Picy et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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