REACTIONS à la victoire de Fillon à la primaire de la droite

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    PARIS, 27 novembre (Reuters) - Voici les principales 
réactions à l'investiture de François Fillon, vainqueur dimanche 
de la primaire de la droite avec environ deux tiers des 
suffrages, pour la présidentielle de 2017: 
     
    FRANÇOIS FILLON, lors d'une déclaration à la presse : 
    "Les électeurs de la droite et du centre ont trouvé dans ma 
démarche les valeurs françaises auxquelles ils sont attachés. 
Ces valeurs, je les défendrai et nous les partagerons avec tous 
ceux qui, dans leurs différences, aiment la France. Personne ne 
devra se sentir exclu d'une société que je veux plus juste et 
plus solidaire." 
     
    ALAIN JUPPÉ, lors d'une déclaration à la presse après sa 
défaite au second tour : 
    "Comme je m'y étais engagé, j'apporte dès ce soir mon 
soutien à François Fillon. Je lui souhaite bonne chance pour sa 
prochaine campagne présidentielle et la victoire en mai 
prochain." 
    "Je vais me consacrer pleinement à ma tâche de maire de 
Bordeaux qui m'a donné et me donne tant de joies."     
     
    BENOIST APPARU, député Les Républicains et soutien d'Alain 
Juppé, sur France 2 : 
    "Il faut féliciter François Fillon et on n'est pas là pour 
poser des conditions au rassemblement (...) Il y a une victoire 
nette, claire et précise, on ne va pas commencer à baragouiner." 
    "J'aurais préféré 52-48. A 70%, c'est que la capacité de 
rassemblement de François Fillon ne peut pas être mise en 
cause." 
     
    NICOLAS SARKOZY, éliminé au premier tour : 
    "Le moment est désormais venu pour notre famille politique 
de se rassembler autour de François Fillon pour garantir 
l'alternance dont la France a plus que jamais besoin en 2017." 
     
    LAURENT WAUQUIEZ, président des Républicains, dans une 
déclaration à la presse : 
    "La victoire de la droite et du centre est, nous en sommes 
convaincus, nécessaire pour le redressement de notre pays, mais 
elle n'est pas acquise. Elle dépendra de deux conditions. La 
première, c'est le rassemblement (...) La seconde condition, 
c'est de continuer à porter une parole claire, et de défendre 
nos convictions avec une détermination totale." 
     
    FRANÇOIS BAYROU, président du Modem, dans un communiqué : 
    "Pour nous, au-delà du résultat de cette compétition, le 
rassemblement demeure la condition même de l'alternance en 2017 
(...) Ce programme pose en réalité de nombreuses questions aux 
citoyens et à notre société, qui vont apparaître dans les 
semaines qui viennent. Ces questions devront trouver réponse." 
     
    JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE, président de l'UDI (Centre), dans 
un communiqué : 
    "La victoire claire de François Fillon dans cette primaire 
de la droite et du centre en fait le candidat légitime à 
l'élection présidentielle." 
    "C'est la raison pour laquelle, je proposerai dès mardi aux 
instances de l'UDI d'engager avec François Fillon une discussion 
pour élaborer un projet législatif commun."     
     
    MARINE LE PEN, présidente du Front nationale et candidate à 
la présidentielle de 2017, sur Europe 1 : 
    "C'est le pire programme de casse sociale qui n'ait jamais 
existé, le pire programme européiste qui n'ait jamais existé. 
Jamais aucun candidat n'est allé aussi loin dans la soumission 
aux exigences ultra-libérales de l'Union européenne." 
    "On va se retrouver véritablement projet contre projet." 
     
    JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS, premier secrétaire du Parti 
socialiste, sur Twitter : 
    "Fillon-Sarkozy bat Juppé-NKM (Nathalie 
Kosciusko-Morizet-NDLR)... Une ultra droite liquide le dernier 
chiraco-gaulliste !" 
     
    ARNAUD MONTEBOURG, candidat à la primaire de la gauche, sur 
France 2 : 
    "Face à un candidat libéral, très libéral, durement libéral 
et même ultra libéral qu'est François Fillon (...), il est 
impossible que nous ayons un candidat social libéral. Il est 
nécessaire, et c'est la démonstration d'un François Fillon qui 
s'est installé au coeur de la droite sur ses valeurs, nous ayons 
un candidat qui sorte des primaires qui soit au coeur des 
gauches." 
     
    EMMANUEL MACRON, ancien ministre de l'Economie, aujourd'hui 
candidat à la présidentielle de 2017, sur BFM TV : 
    "J'appelle toutes celles et ceux qui sont progressistes de 
droite à nous rejoindre ce soir. Car c'est au fond ce qu'il y a 
de vicié dans ces primaires, ce que la gauche d'ailleurs a connu 
il y a cinq ans, c'est que des femmes et des hommes qui sont 
profondément en désaccord sur des sujets essentiels pour notre 
pays aujourd'hui (...) vont faire mine de se rassembler."   
 
 (Simon Carraud avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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