REACTIONS à la rupture des liens entre l'Arabie saoudite et l'Iran

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    4 janvier (Reuters) - La communauté internationale a prôné 
l'apaisement entre Ryad et Téhéran lundi au lendemain de 
l'annonce par l'Arabie saoudite sunnite de la rupture de ses 
liens avec l'Iran chiite, qui fait craindre une intensification 
des violences interreligieuses au Moyen-Orient. 
     
    A WASHINGTON, les Etats-Unis ont appelé les dirigeants de la 
région à prendre "des mesures actives" pour réduire les 
tensions. 
    "Nous avons pris connaissance des informations selon 
lesquelles le royaume d'Arabie saoudite a décidé d'ordonner la 
fermeture des missions diplomatiques iraniennes dans le 
royaume", a dit un responsable de l'administration Obama. 
    "Nous pensons que l'engagement diplomatique et le dialogue 
direct demeurent essentiels pour travailler à résoudre les 
divergences et nous continuons d'appeler les dirigeants de la 
région à prendre des mesures actives pour apaiser les tensions", 
a ajouté ce responsable. 
     
    La CHINE s'est inquiétée de la rupture des relations entre 
l'Arabie saoudite et l'Iran, qui pourrait selon elle conduire à 
une intensification des conflits au Moyen-Orient. 
    "Comme la communauté internationale, la Chine est fortement 
préoccupée par ces développements et redoute que cet événement 
puisse intensifier les conflits dans la région", a déclaré Hua 
Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, 
lors de son point de presse régulier. 
    "Nous espérons que les parties concernées pourront conserver 
calme et retenue, règleront leurs différends par le dialogue et 
préserveront conjointement la paix et la stabilité régionales", 
a-t-elle ajouté. 
     
    A BERLIN, le porte-parole du gouvernement allemand Steffen 
Seibert a exhorté les deux pays à "engager un dialogue" et à 
"utiliser toutes les possibilités pour améliorer leurs relations 
bilatérales".  
     
    A MOSCOU, un responsable du ministère russe des Affaires 
étrangères a déclaré à l'agence RIA que la Russie était prête à 
jouer les intermédiaires entre Ryad et Téhéran "pour aplanir les 
différends existants et ceux qui pourraient naître entre les 
deux pays". 
     
    En SYRIE, le groupe rebelle syrien Djaïch al Islam a salué 
la rupture des liens entre le royaume sunnite et la république 
chiite, estimant que Téhéran "menace la sécurité de la région en 
exportant ses milices criminelles qui sèment la destruction et 
la mort". 
 
 (Avec les rédactions de Reuters; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 
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