REACTIONS à la démission du gouvernement Valls

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PARIS, 25 août (Reuters) - Voici les principales réactions à la démission et à la constitution d'un nouveau gouvernement par Manuel Valls, dont l'équipe de "combat" formée il y a cinq mois a implosé en raison de divisions sur la politique économique menée. LUC CHATEL, secrétaire général de l'UMP, dans un communiqué : "La crise politique ouverte par la démission du gouvernement Valls est grave (...) car elle affaiblit notre pays. "M. Hollande en porte lui-même toute la responsabilité (...) Aujourd'hui, le président de la République n'a pas le choix : il doit saisir sans délai l'occasion pour sortir enfin de l'ambiguïté. Et opérer un véritable changement de politique : en affirmant, clairement, la ligne politique du gouvernement et, surtout, en passant enfin de la parole aux actes." FRANCOIS FILLON, député UMP de Paris, membre du triumvirat de l'UMP, dans un communiqué : François Hollande "a choisi d'agir sur le gouvernement pour, semble-t-il, donner davantage de cohérence. Tant mieux si cela permet d'engager au moins quelques vraies réformes. Il est grand temps. Mais la moitié du quinquennat déjà écoulée augure mal de la capacité du président, quel que soit le gouvernement qu'il choisira, à prendre les décisions indispensables." "On peut aussi douter de la majorité parlementaire pour appuyer le changement de politique correspondant". ROGER KAROUTCHI, sénateur UMP, sur BFM TV : "Nous continuerons, nous, à condamner la politique économique du gouvernement. Sauf que les frondeurs, le Front de gauche, un certain nombre d'écolos vont être une opposition de gauche au gouvernement. Est-ce que dans ces conditions il y aura encore une majorité ?" ERIC CIOTTI, député UMP, sur i>Télé : "Je pense qu'il faut redonner la parole au peuple. Quand le gouvernement n'a plus de majorité, il n'y a pas d'autre solution". NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET, députée UMP, sur i>Télé : "C'est une vraie crise de régime et l'aboutissement d'un chemin qui a vu le président de la République perdre peu à peu tout crédit dans l'opinion, qui l'a vu se révéler inefficace." "C'est une chute qui paraît inexorable (...) On peut se poser la question : est-ce qu'il y a encore une majorité ?" CHRISTIAN PAUL, député et membre des "frondeurs" du PS, sur i>Télé : "Je pense qu'il aurait été plus raisonnable de changer de politique que de gouvernement. (...) Manuel Valls a été pris en otage par la politique économique de François Hollande." POURIA AMIRSHAHI, député et membre des "frondeurs" du PS, dans un communiqué : "Malheureusement, le président de la République confirme la poursuite d'une politique pourtant minoritaire et contestable dans ses principes comme dans ses résultats. "Il existe pourtant à l'Assemblée Nationale comme dans le pays une majorité pour porter une autre politique tournée vers le progrès social, la transition écologique et la lutte contre les inégalités". MARIE-NOELLE LIENNEMAN, sénatrice de la gauche du PS sur i>Télé : "On ne peut pas gouverner avec le seul soutien ou le soutien essentiel du Medef quand on est de gauche. J'appelle le président de la République à discuter avec l'ensemble des représentants des forces de gauche de ce pays pour faire un nouveau pacte majoritaire sur une politique qui ne peut pas être en rupture totale, mais qui a des inflexions majeures". MARINE LE PEN, présidente du Front national, dans un communiqué : "De l'UMP au PS les gouvernements se succèdent mais les politiques ne changent pas. D'échecs en échecs, les mêmes hommes issus d'un même système, profondément francosceptique, mènent notre pays sur les voies du déclassement." "Dans ces conditions, il est plus que jamais nécessaire de redonner la parole aux Français et de dissoudre l'Assemblée nationale. Le pouvoir y sera de toute façon poussé par la perte de sa majorité à l'Assemblée nationale." FLORIAN PHILIPPOT, vice-président du Front national sur BFM-TV : "La solution était-elle de refaire un espèce de remaniement comme on l'avait déjà fait il y a quelques mois en remplaçant Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls ? Non, c'est reculer pour mieux sauter." (Gregory Blachier et Gérard Bon, édité par Sophie Louet)

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  • M7361806 le lundi 25 aout 2014 à 17:10

    BAYLET le seul recours possible !