REACTIONS à la conférence de presse de François Hollande

le
1

PARIS, 7 septembre (Reuters) - Voici les principales réactions à la conférence de presse de François Hollande, au cours de laquelle le président français a annoncé de possibles frappes aériennes contre l'Etat islamique en Syrie et l'accueil de réfugiés supplémentaires. LES RÉPUBLICAINS, dans un communiqué : "Aujourd'hui, François Hollande se satisfait de l'arrivée de 24.000 migrants en France et refuse de parler de quotas, tentant de faire oublier que son incompétence l'aura forcé à accepter tardivement les choix de l'Allemagne. La refondation des accords de Schengen est incontournable, tout comme la création de centres de rétention administratifs dans les pays limitrophes." "Quant aux 2 milliards annoncés de baisses d'impôt, comment peut-on croire, à supposer qu'elles soient effectives, qu'elles auront une quelconque effet ?" "Quand la croissance est moribonde, que le chômage ne baisse pas, il y a toutes les raisons de se méfier de ces annonces purement électoralistes et désespérées qui coûteront cher aux Français." MARINE LE PEN, présidente du Front national, dans un communiqué. "Au cours de cette conférence, François Hollande est apparu une nouvelle fois tel qu'il est : absent et totalement dépassé par les crises structurelles qui secouent la France, économique, agricole, migratoire et terroriste." "En matière migratoire, François Hollande a avoué qu'il méprisait l'avis des Français et a confirmé (...) l'ouverture totale de nos frontières aux flux continus de clandestins." "En Syrie, la position de la France reste totalement incohérente : on ne peut pas dans le même temps prétendre lutter contre l'Etat islamique et continuer à s'acharner contre l'Etat syrien, alors que précisément celui-ci est le seul acteur à lutter sur le terrain contre l'Etat islamique." Le PARTI DE GAUCHE, dans un communiqué : "François Hollande a révélé l'objet premier de la communication orchestrée par le gouvernement depuis des jours au sujet des migrants : justifier des bombardements sur la Syrie. "Il va ainsi amplifier une politique d'intervention qui a désagrégé cette région du monde depuis 20 ans et fertilisé le terreau sur lequel pousse Daesh. "Cette conférence de rentrée est celle d'un monarque va-t-en-guerre de droite manifestement à l'aise dans ce rôle." PIERRE LAURENT, secrétaire national du Parti communiste, sur BFM TV : "Il avance peut-être à pas feutrés mais dans une direction qui est très claire, qui est une nouvelle vague de déréglementation sociale. On va entamer, si on laisse faire le gouvernement, le détricotage des garanties sociales du code du travail." "La baisse d'impôts, il s'agit d'une baisse sur certaines tranches mais dans le même temps on a augmenté très fortement la TVA et on pousse les communes, à cause des baisses de dotations publiques, à augmenter les impôts locaux pour essayer de boucler leur budget. Donc au total, pour les couches moyennes et les milieux populaires, il n'y a pas réellement de baisse de la fiscalité. La justice fiscale continue de reculer." NICOLAS DUPONT-AIGNAN, président de Debout la France, dans un communiqué : "François Hollande a confirmé ce matin que la France accueillerait toujours plus de migrants (...) Un système de quotas est incohérent et irresponsable puisque les migrants peuvent ensuite circuler librement dans toute l'Europe !" JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE, président de l'UDI, dans un communiqué : "Encore une grand-messe sans intérêt de la part du chef de l'État (...) Sur la crise des migrants, il se contente de reprendre les propositions que nous formulons depuis plusieurs semaines (...) Sur l'économie François Hollande se montre très flou. Mais 2017 approchant à grands pas, François Hollande qui entre en campagne, agite la feuille d'impôts." FORCE OUVRIÈRE, dans un communiqué : "En matière de travail, l'annonce d'une loi devant favoriser les négociations d'entreprise en dérogation ou supplétivité des accords nationaux et du Code du travail traduirait un abandon de la République sociale et porterait atteinte, comme c'est le cas dans d'autres pays, à la négociation collective et au nombre d'accords conclus." "Le duo libéralisme économique/autoritarisme social demeure la ligne de conduite." (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M4484897 le lundi 7 sept 2015 à 15:19

    "En matière migratoire j'ai fait mettre un moteur plus puissant a l'aspirateur, vous allez étre contents: vous n'aurez plus de soucis pour gérer vos économies"