RDC-L'opposant Katumbi hospitalisé après des tirs de lacrymogènes

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    LUBUMBASHI, 13 mai (Reuters) - L'opposant congolais Moïse 
Katumbi a été hospitalisé vendredi après que la police a 
dispersé à l'aide de gaz lacrymogènes un rassemblement de ses 
partisans devant les locaux du procureur de Lubumbashi où il 
était convoqué, a annoncé son avocat. 
    Ancien gouverneur du Katanga, la principale région minière 
de la République démocratique du Congo, Katumbi devait répondre 
devant le ministère public d'accusations de recrutement de 
mercenaires, y compris d'anciens soldats américains, pour 
fomenter un coup d'Etat. 
    Moïse Katumbi rejette ces accusations qui, affirme-t-il, 
sont destinées à faire échouer sa campagne électorale pour 
succéder au chef de l'Etat Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001 
et qui ne peut pas briguer un troisième mandat lors de la 
présidentielle prévue en novembre. 
    Peu après son arrivée au bureau du procureur de Lubumbashi, 
la police a procédé à des tirs de gaz lacrymogènes pour 
disperser les milliers de partisans qui l'accompagnaient pour le 
soutenir. 
    "Il est indisposé. Il a été attaqué. Il est normal que le 
médecin veuille le garder en observation", a indiqué Georges 
Kapiamba, l'avocat de Moïse Katumbi. 
    La Cour suprême de la RDC a estimé mercredi que Joseph 
Kabila pourrait demeurer en fonctions après la fin de son second 
mandat de cinq ans si son administration n'est pas en mesure 
d'organiser l'élection présidentielle. 
    Dans un communiqué publié vendredi, les partis d'opposition 
ont accusé la plus haute juridiction du pays de soutenir un 
"coup d'Etat constitutionnel" et ont appelé à des manifestations 
nationales le 26 mai pour demander que Kabila quitte son poste 
cette année.   
 
 (Kelly Katombe; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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