RCM (Allianz GI) diversifie offensivement son portefeuille

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(NEWSManagers.com) - Lors d'une récente présentation à Paris, Andreas Utermann, global CIO de la société de gestion RCM, a indiqué que l'encours de cette filiale d' Allianz Global Investors (AGI) spécialiste de la gestion active et de la recherche granulaire " grass roots" a désormais franchi le cap des 100 milliards d'euros, mais que la part des actifs pour le compte du groupe est tombée à 3 % contre 25-30 % il y a une dizaine d'années, du fait notamment qu' Allianz a considérablement réduit son exposition aux actions.
Actuellement, le portefeuille est alloué à hauteur de 15-20 % au monétaire et à l'obligataire, de 15 % aux actions américaines, de 10 % aux actions asiatiques et 2 % aux japonaises. Les actions européennes pèsent 30 %. Le reste correspond aux structurés, dont 5-7 % pour la gestion alternative. A noter aussi que l'investissement socialement responsable (ISR) se situe à environ 4 % du total des actifs, mais avec une tendance clairement à la hausse, précise le CIO.
Concernant par ailleurs les préférences actuelles de RCM (anciennement Rosenberg Capital Management), Andreas Utermann, qui dirige la société conjointement avec le CEO Udo Frank, a précisé que le gestionnaire est " court" sur les actions des pays émergents, ainsi que sur l'obligataire et les actions japonaises alors qu'il est " long" sur les matières premières, la dette émergente en monnaies locales, les monnaies émergents et le Japon.
Pour compléter le panorama, RCM est long sur les bunds et court sur les Treasuries, neutre sur les actions de la zone euro et surpondéré sur les actions américaines.
Commentant divers de ces points, Andreas Utermann a entre autres estimé que le yen est très intéressant et très surévalué, et qu'il devrait se déprécier de 50 % contre dollar. Concernant l'Europe, Le manager s'est dit également convaincu qu'il n'y a pas plus de 20 à 25 % de probabilité que l'on assiste à un effondrement de la monnaie unique, la probabilité de défaut de la Grèce étant montée des jours derniers à 25 % contre 10 % du fait de l'incapacité des gouvernements à prendre des mesures concrètes. Cela posé, s'il n'y a pas défaut, le marché obligataire saura " pricer" le phénomène et l'on se trouve actuellement dans une situation comparable à celle des obligations d'entreprises voici 18 mois. Il convient donc comme alors de se positionner pour une reprise.

La Grèce, poursuit le CIO de RCM, ne pourra raisonnablement pas faire tout ce qui serait nécessaire (baisser le salaire de fonctionnaires, reporter l'âge de la retraite, diminuer les retraites) et la solution sera probablement celle d'un rééchelonnement avec réduction des coupons.

Enfin Andreas Utermann reconnaît que la période est propice pour investir dans l'immobilier, mais que le problème du moment est d'obtenir des financements.

info NEWSManagers

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