RC Lens : la révolte dans les tribunes, mais pas sur le terrain

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30 000 personnes ont garni, lundi soir, les travées du stade Bollaert-Delelis. Une nouvelle enceinte entièrement rénovée qui devait, selon l'entraîneur artésien Antoine Kombouaré avant le premier match à domicile, " devenir une maison infranchissable. " Faisant écho au vœu de " forteresse imprenable " émis par le président Martel depuis plusieurs années. Résultat des courses : deux nuls et deux défaites depuis le début de saison.

Lundi soir, face au Havre, les 30 000 fans attendent la " révolte " des Sang et Or souhaitée par AK après un début de championnat plus que poussif de ses hommes. Ils ont finalement assisté au réveil normand, tonitruant (0-4), après trois défaites de rang des Havrais. Gimbert par deux fois (25e, 43e), puis Duhamel (28e), lui dont le nom était cité du côté de Lens ces dernières semaines, et Mendes (78e) ont douché l'ambiance d'un Bollaert pourtant aussi bouillant que garni. Certes, l'Argentin Chavarria aurait pu ouvrir le score pour les Lensois, dès la 11e minute, s'il avait gagné son face à face avec l'excellent portier du HAC, Fabien Farnolle. Un but qui aurait pu changer la physionomie de la rencontre. Mais les hommes de Kombouaré ont montré tellement de faiblesses et si peu d'envie dans le jeu, comme depuis l'entame du championnat, que cela n'aurait sans doute pas contesté la nette supériorité des Normands.

Pas comme en 2007


Patient et indulgent jusqu'ici, malgré la saison cauchemardesque vécue la saison dernière du côté de la Licorne à Amiens, le public Sang et Or s'est alors mis à gronder lundi soir. A la pause déjà, le onze lensois repart au vestiaire sous une bordée de sifflets tandis que des " Lensois, Lensois, bouge ton cul " montent du Kop. Comme un bond de trois ans en arrière quand l'équipe de Jean-Louis Garcia s'était attirée les foudres de Bollaert, déjà, en Ligue 2. Pourtant, à la reprise, les supporters de la tribune Marek reprennent leurs encouragements, avec l'espoir d'une réduction du score rapide qui aurait relancé la ferveur de tout un stade. Mais le retournement de situation n'a pas lieu, comme en 2007, quand le Racing de Gillot avait remonté trois buts en seconde période face aux Verts (3-3). Mathias Autret et le néo-Lensois Patrick Olsen, les deux seuls à disposer d'une palette technique capable de créer des brèches dans la défense normande, ne sont assurément pas du même bois que les Eric Carrière et Seydou Keita. D'ailleurs, les joueurs lensois ont tant de difficultés à faire trembler les filets adverses cette saison, qu'un jeune supporter a décidé de traverser la pelouse, à poil, pour aller se ruer, bras en V, dans les cages du portier havrais. Clameur dans tout le stade tandis que les stadiers virent illico-presto le streaker du terrain. A Lens, le spectacle ne vient plus que des tribunes.

Pire, ce sont les Havrais qui enfoncent le clou à un quart d'heure…




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