RBS juge la situation plus propice à un désengagement de Londres

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RBS ESTIME QUE SA SITUATION S?AMÉLIORE
RBS ESTIME QUE SA SITUATION S?AMÉLIORE

par Matt Scuffham et Steve Slater

LONDRES (Reuters) - Royal Bank of Scotland a publié jeudi un résultat opérationnel en hausse pour 2012, une performance qui permet d'envisager un désengagement de l'Etat et la reprise du versement d'un dividende.

"Nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel", a dit le directeur général Stephen Hester. "Notre tâche est de mettre en place une entreprise qui fait bien son travail et dans laquelle d'autres investisseurs voudront entrer", a-t-il ajouté, précisant que les mesures d'assainissement de la banque produiraient des effets patents l'an prochain.

"La banque est maintenant plus proche d'une situation de bonne santé financière qui permettrait aux actionnaires de percevoir un dividende et à l'Etat de commencer à céder sa participation", écrit de son côté le président Philip Hampton dans un communiqué.

L'Etat britannique détient 82% du capital de RBS après un renflouement de 45,5 milliards de livres sterling organisé en 2008 en pleine crise financière.

Tout comme sa concurrente Barclays et d'autres établissements européens, RBS a sensiblement réduit la voilure dans la banque d'investissement et compte poursuivre dans cette voie pour se recentrer sur la clientèle locale.

La banque précise que les primes du personnel ont été réduites de quelque 302 millions de livres, que ce soit des gratifications passées ou à venir, étant pris en compte le comportement qui a présidé à des manipulations de taux d'intérêt qui lui ont valu une amende de 612 millions de dollars.

Les primes ont totalisé 607 millions de livres en 2012, soit 23% de moins qu'en 2011.

La banque a dégagé un résultat opérationnel de 3,5 milliards de livres (4,04 milliards d'euros) contre 1,8 milliard un an auparavant, le plus élevé depuis le renflouement intervenu en 2008.

Elle a en revanche accusé une perte avant impôt de 5,2 milliards de livres, essentiellement imputable à une charge de 4,6 milliards passée sur sa propre dette.

RBS compte vendre sa filiale américaine Citizens et introduire en Bourse un ensemble de 315 agences britanniques qu'elle n'a pas réussi à vendre à la banque espagnole Santander.

La banque envisage de placer 25% environ du capital de Citizens à New York, une opération qui aurait lieu dans environ deux ans.

Quant aux agences, que RBS doit vendre sur ordre de la Commission européenne en raison du renflouement de l'Etat, le placement se ferait sous l'enseigne Williams & Glyn.

La banque a également indiqué avoir provisionné 450 millions de livres supplémentaires afin de dédommager les clients induits en erreur lors de la commercialisation d'assurances sur prêts et sur crédits immobiliers. Le montant total des provisions passées à cet effet s'élève désormais à 2,2 milliards de livres. Sur cette somme, 1,3 milliard ont déjà été versés.

Quelque 700 millions de livres ont également été mis de côté pour indemniser des petites entreprises induites en erreur lorsqu'elles ont souscrit des produits de couverture structurés complexes.

L'action RBS perdait 3% à 336 pence à 10h50 GMT.

Nicolas Delame et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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