RATP : un syndicaliste réclame la démission de Michel Sapin

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La justice a reconnu à Mourad Ghazli le droit de dénoncer en termes vifs les agissements d'un syndicaliste et le silence de la direction.
La justice a reconnu à Mourad Ghazli le droit de dénoncer en termes vifs les agissements d'un syndicaliste et le silence de la direction.

L'affaire remonte à 2011. Une lettre anonyme dénonce un chantage sexuel à la RATP et met en cause un représentant syndical. Surnommé le Roi, 'il pouvait se permettre ce type d'agissements sans que la direction de la Régie ne le sanctionne. Et pour cause : représentant le 2e syndicat de la RATP, il signait systématiquement les accords et réformes décidés par Pierre Mongin, le P-DG. Au contraire de la CGT, premier syndicat, quoique, par ailleurs, en butte à des démêlés judiciaires pour sa gestion suspecte du comité d'entreprise. Mourad Ghazli avait dénoncé ses compromissions et accointances de manière jugée virulente par la direction : "À la hauteur du dégoût que ces méthodes m'inspirent : malgré des condamnations récurrentes, des agresseurs et harceleurs sexuels sont maintenus dans l'entreprise ! Où sont madame Belkacem et le gouvernement qui soignent pourtant leur communication sur les droits des femmes ?" Cette "virulence", la cour d'appel l'a reconnue le 12 décembre comme une manifestation de la liberté d'expression du syndicaliste. "Il doit être souligné que la liberté d'expression en matière syndicale doit être spécialement protégée et qu'il est permis de recourir à une certaine dose d'exagération, voire de provocation dans le cadre de polémiques de nature syndicale", souligne la cour d'appel dans ses attendus, qui ajoute "qu'il n'est pas contesté qu'il était légitime, dans le cadre de ses fonctions syndicales, qu'il s'exprime...

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