Rassemblements de policiers après l'affaire Viry-Châtillon

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RASSEMBLEMENTS DES POLICIERS PARTOUT EN FRANCE
RASSEMBLEMENTS DES POLICIERS PARTOUT EN FRANCE

PARIS (Reuters) - Des policiers se sont rassemblés mardi un peu partout en France devant leurs commissariats à l'appel de quatre syndicats, pour manifester leur exaspération après l'agression de quatre agents le week-end dernier à Viry-Châtillon, dans l'Essonne.

L'organisation majoritaire chez les gardiens de la paix, Alliance, appelle quant à elle à une "grève du zèle" consistant à ne répondre qu'aux appels d'urgence.

"Ces rassemblements témoignent de l'émotion dans la police. Ce message ferait bien d'être entendu parce que, sinon, il pourrait déboucher sur des mouvements de colère plus importants", selon le porte-parole d'Unité SGP-FO, Nicolas Comte, joint par Reuters.

"C'est la manifestation d'une colère mais qui s'accompagne de demandes : moins de discours, plus d'actes, des moyens et une prise en compte réelle des difficultés que nos collègues rencontrent dans beaucoup d'endroits difficiles", a-t-il ajouté.

Selon les syndicats, les manifestants étaient environ 150 devant la préfecture de police de Paris et des rassemblements du même genre ont eu lieu durant une trentaine de minutes devant de "nombreux" commissariats, y compris à Viry-Châtillon.

Alternative Police CFDT, le SCSI-CFDT, Unité SGP-FO et l'Unsa avaient invité les policiers à se réunir en milieu de journée, en silence, sans banderole ni affichage syndical, en soutien à leurs "collègues dans l'épreuve".

Quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l'agression commise par un groupe d'une dizaine à une quinzaine de personnes, qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules, près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon.

L'incident s'est produit lors d'une mission de protection d'une caméra de vidéosurveillance endommagée à deux reprises ces dernières semaines après son installation par la mairie, à un carrefour théâtre de nombreux vols à la portière.

Plusieurs responsables de l'opposition ont condamné ces violences, qu'ils expliquent par un "laxisme" du gouvernement. Le parti Les Républicains a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

En déplacement dans plusieurs commissariats de l'Essonne, le ministre et Manuel Valls ont assuré que les agresseurs seraient arrêtés et "jugés sévèrement".

(Simon Carraud, édité par Emmanuel Jarry)

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  • dsta il y a 6 mois

    Monter au créneau, c'est votre devoir! Ne vous laisser plus servir de chair a canon!

  • M3182284 il y a 6 mois

    Rassemblez-vous moins, et tirez davantage sur des types comme chanomar.

  • axfapi il y a 6 mois

    vous pouvez traduire en Français

  • CHANOMAR il y a 6 mois

    pourquoi ils croient qu il n y avait pas de risque il n y avais que faire le quéqué et mettre des pv dans beaucoup de métier il y a des risques et chacun sait mais apparemment pas eux des fonctionnaires