Rassemblement interdit samedi à Rennes après des violences

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RASSEMBLEMENT CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES INTERDIT À RENNES
RASSEMBLEMENT CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES INTERDIT À RENNES

RENNES (Ille-et-Vilaine) (Reuters) - Une nouvelle manifestation contre "les violences policières" prévue samedi à Rennes a été interdite par les autorités après de nouveaux incidents entre manifestants et forces de l'ordre survenus vendredi soir dans le chef lieu de l'Ille-et-Vilaine.

Vendredi soir, les devantures de plusieurs banques, de magasins de vêtements et d’un commissariat ont été fracassées à coup de barres de fer par quelque 150 militants radicaux, ont constaté des témoins.

Ces incidents ont eu lieu après l’évacuation vendredi matin d’une salle municipale occupée depuis douze jours par des opposants à la loi Travail et des participants du mouvement Nuit Debout.

Un collectif a appellé pour samedi midi à une manifestation «contre les violences policières» qui a été interdite par la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Elle dit redouter de nouveaux débordements et un «risque de troubles à l’ordre public grave et étayé par tout ce qui s’est passé ces derniers temps». 

La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a approuvé cette décision. Dans un communiqué, elle évoque une manifestation «considérée à hauts risques» qui « provoque des inquiétudes légitimes de la part des habitants, acteurs économiques et commerçants".

Plusieurs banques et commerces du centre-ville de Rennes ont recouvert leurs façades de panneaux de contre-plaqué par crainte des dégradations.

«Rennes et Nantes n’ont pas vocation à devenir un champ de bataille pour casseurs animés par la haine de l’Etat et de la République", a pour sa part déclaré le Ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, lors d'une déplacement dans la Loire vendredi.

Lors des dernières manifestations contre la loi travail, ces deux villes ont été le théâtre de violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui se sont soldés par d’importantes dégradations sur les biens publics et des agences bancaires.

Le 28 avril, un étudiant avait perdu un oeil après avoir reçu un projectile au visage lors d’une manifestation à Rennes contre la loi El Khomri. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances de cet accident.

(Pierre-Henri Allain, édité par Danielle Rouquié)

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