Rassemblement anti-islam devant une mosquée de Phoenix

le , mis à jour à 05:55
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PHOENIX, 30 mai (Reuters) - Plus de 200 manifestants, certains armés, ont exprimé vendredi leur hostilité contre l'islam, parfois en termes injurieux, à l'extérieur d'une mosquée de l'Arizona, quelques semaines après une fusillade au Texas aux abords d'un concours de caricatures représentant le prophète Mahomet. Des contre-manifestants, eux aussi au nombre d'environ 250, se sont également rassemblés près du Centre communautaire islamique de Phoenix en criant "Rentrez chez vous, nazis". Des policiers en tenue anti-émeute se sont déployés entre les deux rassemblements, dont certains participants ont échangé des insultes. Cette manifestation anti-islam a été organisée par un ancien combattant d'Irak, Jon Ritzheimer, qui, sur sa page Facebook, a présenté cet événement comme "une réaction à la récente attaque au Texas", en arguant notamment que les deux assaillants avaient été des fidèles de cette mosquée. Le 3 mai, deux hommes ont ouvert le feu au Texas, sans faire de morts, près d'une salle où se déroulait un concours de caricatures représentant le prophète Mahomet, avant d'être abattus par un policier. Cette fusillade a fait écho à l'attaque commise le 7 janvier à Paris dans les locaux de l'hebdomadaire Charlie Hebdo et à celle survenue ensuite en février à Copenhague. Parmi les manifestants anti-islam rassemblés vendredi à Phoenix se trouvaient plus d'une dizaine d'hommes en tenue militaire portant des armes semi-automatiques. D'autres ont brandi des copies de caricatures de Mahomet dessinées lors du concours au Texas. Les responsables de la mosquée visée ont condamné par le passé les violences commises par l'Etat islamique en Irak et en Syrie. Cet établissement a accueilli l'an dernier lors des prières du vendredi une série de sermons critiques à l'égard des organisations islamistes telles qu'Al Qaïda, l'Etat islamique et Boko Haram. Le président de ce centre communautaire avait par avance exhorté les fidèles à ne pas se dresser contre les manifestants rassemblés vendredi. (Paul Ingram; Bertrand Boucey pour le service français)

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