Rapport accablant sur un accident minier en Nouvelle-Zélande

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(Commodesk) La ministre néo-zélandaise du Travail, Kate Wilkinson, a démissionné, le 4 novembre, immédiatement après la publication d'un rapport sur un accident qui avait causé la mort de 29 mineurs en novembre 2010.

La Commission royale qui enquêtait sur les explosions et l'effondrement de cette mine de charbon, située sur la côte ouest de l'île sud de Nouvelle-Zélande, a conclu à de graves négligences de la part de l'exploitant, Pike River Coal. Elle affirme que l'accident aurait pu être évité et que la compagnie a exposé ses salariés à « des risques inacceptables » pour des raisons mercantiles.

Dans les 48 heures précédant la première explosion, le 19 novembre 2010, des niveaux alarmants de méthane avaient été signalés à 21 reprises, ce qui n'a pas convaincu la direction de réagir. La Commission estime également que Pike River Coal, criblée de dette, s'appuyait sur des méthodes impliquant de fortes densités de méthane pour stimuler la productivité.

Après ces explosions, la mine n'a jamais rouvert et Pike River Coal a été placée en redressement judiciaire. Un procès est par ailleurs en cours contre l'ancien directeur général de la compagnie, l'Australien Peter Whittall, dont le verdict est attendu pour mars prochain.

Le ministère du Travail est de son côté critiqué pour ne pas avoir mobilisé de moyens suffisants pour contrôler les conditions de sécurité. La commission suggère une révision profonde de la législation minière du pays, ainsi que la création d'une autorité de contrôle indépendante.

La Nouvelle-Zélande, exportatrice nette, produit plus de 3 millions de tonnes équivalent pétrole de charbon par an.

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