Raphaël Lakafia : « Personne n'a le droit à l'erreur »

le
0

Le Stade Français doit relever la tête face à Bordeaux-Bègles ce samedi (20h45). Mais ce match sera loin d’être aisé pour les Parisiens qui affronteront des Bordelais à la lutte pour le Top 6. Raphaël Lakafia, troisième ligne, est revenu sur ce rendez-vous au combien important pour retrouver une dynamique positive.

Raphaël Lakafia, ne pensez-vous pas que ce match est primordial pour les deux clubs ? C’est vrai qu’ils sont en train de jouer le Top 6, nous on essaie de sauver notre peau en Top 14. Aujourd’hui, la situation est tendue pour les deux clubs, personne n’a le droit à l’erreur. Ce sera un match très compliqué. Nous n’avons plus le choix. Il faut aborder chaque match pour le gagner que ce soit contre le champion d’Europe, le Champion du monde ou n’importe qui. Nous allons aller affronter les Bordelais pour les battre. Sentez-vous un peu de rébellion parmi les joueurs du Stade Français ? Nous avons juste envie d’être bien sur le terrain, de prendre du plaisir aussi. Il faut savoir que, pour les joueurs, c’est également compliqué d’enchaîner les défaites. C’est vrai que nous essayons souvent de chercher les raisons, mais on a envie de prendre du plaisir sur le terrain et de gagner des matchs. Nous essayons de tout mettre en place durant la semaine pour être performants. En ce moment, cela ne marche pas trop malheureusement. Nous sommes les premiers à souffrir de la situation.

Lakafia n’a pas de recette miracle

Cette défaite face à Montpellier vous a-t-elle mis un coup sur la tête ? Ce match contre Montpellier était compliqué car nous l’avons préparé sérieusement. Nous avons également été sérieux dans le match, c’est peut-être cela qui était le plus frustrant. Nous n’avons pas perdus le match car nous avons été mauvais. Au contraire, nous avons essayé de tout faire et malheureusement ce n’est pas passé comme cela arrive de temps en temps. C’est un petit coup de plus sur la tête. On va essayer de rebondir tout simplement. Pour retrouver la confiance, c’est vraiment quelque chose de collectif. Nous avons besoin de passer du temps ensemble, de se retrouver en tant qu’équipe et essayer d’amener un petit plus chacun individuellement dans la vie de tous les jours et que cela se retranscrive sur le terrain. Il n’y a pas de recette miracle au rugby. C’est avant tout d’essayer de retrouver des bons repères collectifs et faire des sacrifices. Votre expérience de Biarritz vous sert-elle dans des moments comme ça ? Franchement, j’ai l’impression que j’étais à Biarritz il y a très longtemps. J’ai complètement basculé sur autre chose. Cela fait partie de mon parcours mais il n’y a aucune similitude entre la situation du BO à l’époque et la situation du Stade Français aujourd’hui. A titre individuel, j’entame toujours les matchs pour tout donner. Que ce soit quand on jouait le titre l’an dernier ou quand j’avais joué le maintien avec Biarritz, cela ne fait aucune différence dans l’approche pour moi. Propos recueillis par Jean-François Paturaud  
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant