Raids en Syrie-Cameron dit pouvoir se passer du soutien de l'Onu

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LONDRES, 18 novembre (Reuters) - David Cameron juge préférable, mais pas indispensable, un soutien des Nations unies à une action militaire britannique contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie. "Bien sûr, il est toujours préférable dans de telles circonstances d'avoir un soutien total du Conseil de sécurité des Nations unies mais je dois dire que ce qui importe avant tout, c'est que toute action (militaire) soit légale et serve à protéger notre pays", a-t-il dit au Parlement. Le Royaume-Uni mène déjà des frappes aériennes en Irak contre l'EI, dans le cadre de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis, mais David Cameron veut étendre ces opérations à la Syrie et a besoin pour cela du feu vert du Parlement. Il a annoncé mardi qu'il présenterait une "stratégie globale" pour combattre l'organisation djihadiste, intégrant justement des frappes aériennes en Syrie. David Cameron avait été tenu en échec en août 2013 lorsque les députés avaient refusé le bombardement des forces de Bachar al Assad à la suite d'une attaque chimique dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas. Début septembre, dans le cadre d'une opération spécifique, la Grande-Bretagne avait procédé en Syrie à une frappe de drone contre des islamistes, dont deux Britanniques, soupçonnés de préparer des attentats contre le Royaume-Uni. David Cameron avait alors souligné que ce raid relevait de l'"autodéfense" et qu'il ne s'inscrivait pas dans le cadre des opérations de la coalition internationale contre l'EI. ID:nL5N11D389 (Kylie MacLellan, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)

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