Raids aériens au Yémen, fin des discussions à Genève

le , mis à jour à 18:26
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(Actualisé, autres déclarations de l'envoyé de l'Onu, §§ 5-8) SANAA/GENEVE, 19 juin (Reuters) - Les avions de la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite ont frappé vendredi un camp des forces d'élite yéménites alliées aux rebelles houthis dans les faubourgs de la capitale Sanaa, alors que les négociations organisées cette semaine sous l'égide des Nations unies à Genève se sont achevées sans aucun accord sur un cessez-le-feu. "Nous étions vraiment venus ici avec des grands espoirs, nous gardons confiance et nous espérons toujours parvenir à une solution pacifique sous les auspices des Nations unies", a dit le ministre yéménite des Affaires étrangères, Reyad Yassine Abdoulla. "Malheureusement, la délégation houthie ne nous a pas permis de réaliser tous les progrès que nous attendions mais cela ne veut pas dire que nous ayons échoué", a-t-il poursuivi. Il a ajouté qu'aucune date n'avait été fixée pour une éventuelle reprise des pourparlers. Dans une conférence de presse, l'envoyé spécial de l'Onu pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a déclaré qu'il allait regagner New York pour rendre compte au Conseil de sécurité des discussions. Le Conseil, a-t-il ajouté, devra approuver son plan d'une force d'observateurs civils pour contrôler un cessez-le-feu et le retrait des combattants. L'émissaire a promis de redoubler d'efforts pour permettre la conclusion d'un cessez-le-feu, ajoutant que la porte restait ouverte au dialogue, avec l'espoir de parvenir à un accord sur un cessez-le-feu et sur le retrait des forces combattantes, comme le stipule la résolution 2216 du Conseil de sécurité. RAIDS A SANAA "Il n'y a pas d'accord, il faut être clair et je ne vais pas tourner autour du pot. Mais nous avons pu recueillir des suggestions des deux côtés et nous allons les étudier dans les prochains jours en vue de parvenir à un accord permanent", a-t-il dit. Il a ajouté qu'un cessez-le-feu devrait intervenir avant de nouvelles discussions. "Pour être clair sur le cessez-le-feu, nous espérons absolument qu'il y en aura un avant toute prochaine session de pourparlers", a-t-il dit. Plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis que la coalition arabe a lancé fin mars une offensive aérienne pour tenter de stopper la progression des miliciens chiites appuyés par l'Iran et de ramener au pouvoir le président Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui s'est exilé à Ryad. Selon les habitants de Sanaa, trois attaques aériennes ont visé le camp militaire d'Al Saouad, au sud de la ville, qui abrite l'état-major de la Garde républicaine alliée aux Houthis et fidèle à l'ancien président Ali Abdallah Saleh. La coalition a également mené trois raids aériens dans la région de Khaoulan, au sud-est de Sanaa, six autres contre un camp de la 115e brigade d'infanterie dans le district d'Al Hazm, dans la province d'Al Djouf, et trois dans les faubourgs d'Aden, le grand port du sud du pays. Aucun bilan de ces attaques n'a été fourni. Les rebelles chiites affirment pour leur part que neuf personnes ont été tuées par des frappes aériennes dans le district de Razeh, dans la province septentrionale de Saada. (Mohammed Ghobari à Sanaa, Tom Miles, Stephanie Nebehay et Lara Sukhtian à Genève; Guy Kerivel pour le service français)

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