Raids aériens à l'est de Damas, lourd bilan des combats à Alep

le , mis à jour à 13:20
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 (Actualisé avec ministère russe de la Défense) 
    BEYROUTH, 4 mai (Reuters) - Une vingtaine de raids aériens 
ont visé une ville contrôlée par les rebelles à l'est de Damas 
mercredi après l'expiration d'un accord de cessation des 
hostilités, tandis que les violents combats qui secouent Alep 
depuis mardi ont fait des dizaines de morts, rapportent 
l'Observatoire syrien des droits de l'homme et des combattants 
des deux camps. 
    L'OSDH ajoute que des combats au sol ont également éclaté 
entre insurgés et forces gouvernementales à Daïr al Assafir, la 
ville de la Ghouta orientale visée par les bombardements aériens 
de mercredi. 
    A Alep, où les insurgés ont lancé mardi matin une offensive 
de grande ampleur contre les lignes gouvernementales, les bilans 
varient selon les sources. 
    Les rebelles disent avoir perdu 10 combattants, tué au moins 
40 soldats des forces gouvernementales et gagné du terrain dans 
le quartier de Djamiyat al Zahraa, dans la partie occidentale de 
la ville sous contrôle de Damas, dont un secteur stratégique 
qu'ils ont ensuite reperdu après l'arrivée de renforts. 
    L'armée affirme de son côté avoir repoussé l'attaque et tué 
des dizaines de rebelles, ajoutant que des dizaines de civils 
ont également trouvé la mort. 
    Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahmane, ces 
combats, les plus violents depuis un an dans la grande ville du 
nord de la Syrie, ont fait des dizaines de morts dans les deux 
camps. Ils se poursuivaient mercredi, bien que de manière moins 
intense, et les forces gouvernementales ont reçu des renforts du 
Hezbollah libanais, a-t-il ajouté. 
     
    LA TRÊVE DEVAIT ÊTRE ÉTENDUE À ALEP, DIT MOSCOU 
    Alep n'était pas concernée par l'accord conclu samedi entre 
la Russie et les Etats-Unis visant à instaurer un "régime de 
calme" dans une partie de la Syrie, dont Moscou avait annoncé 
lundi qu'il était prolongé jusqu'à mardi à minuit. 
    Le ministère russe de la Défense a affirmé mercredi qu'il 
était prévu que l'accord soit étendu mardi à Alep, ce projet 
ayant selon lui été mis à mal par l'attaque lancée dans cette 
ville par le Front al Nosra, la branche syrienne d'Al Qaïda. 
    Le "régime de calme" à Alep devait avoir une durée initiale 
de 24 heures et être ensuite prolongé de deux jours, a affirmé 
le porte-parole du ministère, Igor Konachenkov. 
    Aucune prolongation de l'accord ni extension à Alep n'avait 
pourtant été annoncée par Moscou. Samedi, le vice-ministre russe 
des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, avait déclaré que la 
Russie n'avait aucune intention de demander au régime de Bachar 
al Assad de cesser ses bombardements sur Alep. 
    Bombardements et combats ont par ailleurs repris près de 
Damas quelques heures seulement après l'heure d'expiration de 
l'accord annoncée par Moscou. 
    Le général russe Sergueï Kouralenko, chargé de superviser la 
trêve, a qualifié la situation de "partiellement tendue" dans 
les provinces de Damas, Alep et Lattaquié, selon des propos 
rapportés mercredi par l'agence de presse RIA. 
 
 (Tom Perry, avec Lidia Kelly à Moscou; Tangi Salaün pour le 
service français) 
 
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